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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 12:29
Sortie : 9 novembre 2009
Label : Jarring Effects / Pioneer Unit

Ben Sharpa a fait du chemin depuis son enfance dans le ghetto de Soweto. Il est avec Tumi & the Volume, un des rares artistes sudaf à bien s'exporter hors du continent africain. Après ses nombreuses collaborations avec une pointure telle que Milanese, son premier essai remarqué The Sharpaganda Theory, Kgotso Semala sort enfin son premier album. Celui que ses fans appellent Kap (en référence à la citation du Cercle des Poètes Disparus, ô capitaine mon capitaine...) s'offre une crédibilité auprès des scènes londoniennes férues de grime et de dubstep, mais aussi d'un public américain amateur de productions plus conventionnelles. Des artistes reconnus des deux côtés de l'Atlantique, comme Mary Anne Hobbs ou The Roots, croient énormément en son potentiel.

B. Sharpa est un album à large spectre. Ratissant dans toutes les sphères du hip-hop, le Sud africain veut démontrer toutes les facettes de son talent et de ses influences. C'est souvent la sinécure des artistes émergeant dans le hip-hop, que de confectionner un amas de singles plutôt qu'un premier album clairement balisé. Après tout peu importe, son premier opus est attendu depuis tellement longtemps.
Accompagné ici de producteurs comme Dplanet, DJ Sibot ou le fidèle Milanese, Ben Sharpa enchaîne les titres, dont certains hits déjà un peu anciens, sur des prod' dopées aux lasers bioniques.
Même si je considère personnellement le grime comme une des pires inventions de ce début de siècle, il faut avouer que le Sharpa s'en tire plus que bien, son flow haché se mariant très bien aux cuts et aux infra basses chers au public britannique.
Ma préférence va aux morceaux orientés dubstep mais plus encore à deux titres qui n'ont rien à envier aux récentes productions américaines, les excellents B To The E et Why (feat. Wordsworth).
Du côté des lyrics, l'ensemble se veut conscient et empreint de revendications politiques. Kap ne délaisse pas complètement son inaltérable goût pour les théories de complots.
On ressent fortement les influences de RZA pour les textes et de Mad Professor pour le son.
Des morceaux tels que Callin' It Quits, Hegemony, Check The Evidence ou encore Critical Mass risquent d'hanter encore longtemps les caves de Londres et d'ailleurs.

Ben Sharpa signe là un album qui pourrait devenir un must have pour les amateurs du genre. Les autres n'y verront qu'une anecdote. Me situant au milieu et considérant simplement ce disque comme pas assez abouti et doté d'une démarche peu claire, force est de constater que ce premier album contient des petites bombes.

                                 http://3.bp.blogspot.com/_iY28eFWQM_Q/SvBfC8XpL0I/AAAAAAAAAbg/qfXb9YcKjJI/s320/Ben+Sharpa.jpg
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

hmmm 02/02/2010 10:20


http://bandit-magazine.com/2010/02/l%e2%80%99afrique-du-sud-boule-a-facettes-musicales/