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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 13:49

Sortie : 28 juin 2010

Label : Ostgut Ton

Genre : Techno organique

Note : 7,5/10

 

Depuis 10 ans, le Berghain est le club référence. L’antre berlinoise ne désemplit pas malgré un attrait touristique désormais préjudiciable. Les easyjeteurs sont en train de mettre lentement la main sur le club, au grand dam des locaux. Il n’en demeure pas moins que vivre l’expérience du Berghain reste quelque chose d’unique qui mérite encore le détour.

Pour mieux figer ses nuits, le label maison, Ostgut Ton, sort depuis quelques temps ses propres compilations mixées. Après André Galluzi, Marcel Dettmann et Len Faki c’est au tour d’un autre résident de l’usine désaffectée de se mettre aux platines : Ben Klock. Ce DJ et producteur reconnu est à l’origine d’un récent album remarqué : One. Mais tenter d’illustrer l’ambiance du Berghain sur disque est une autre affaire.

 

Ben Klock réussit haut la main l’essai avec ce Berghain 04 techniquement irréprochable où les sons se diluent les uns dans les autres. Bien entendu, on fait face à un mix résolument tech-house à la teutonne. Cela revient à dire que la part belle est faite à un son minimal autant rêche que froid et où le sacrifice de la mélodie permet à la basse d’occuper pleinement l’espace. Les puristes seront aux anges, les autres resteront à la porte.

Il faut dire que Ben Klock n’a pas pour idée de plaire à tout le monde. Dès l’apparition du remix épurée du Work de Junior Boys par Marcel Dettmann, on comprend l’enjeu : la lumière ne filtrera jamais. Martyn en oublie donc son dubstep pour se focaliser sur une house sourde et Levon Vincent peut distiller à loisir sa house déviante. Le point fort de ce mix est la prédominance de morceaux inédits permettant ainsi de naviguer en terrain inconnu. Il n’en demeure pas moins qu’on tombe trop rapidement dans les travers malsains du club berlinois tant l’approche est déshumanisée et robotique. L’ensemble a beau être organique et viscérale, il manque cruellement d’âme.

Heureusement, certains morceaux arrivent à réveiller nos consciences anesthésiées comme 7am Stepper de Kevin Gorman, un dubstep annihilé par des filtres et gonflé par des sonorités rotatives pour un résultat autant glaçant que fascinant. Mention aussi à la house moite et druggy de Nuthin Wrong de Tyree où les mêmes mots se répètent inlassablement pour conduire à l’hypnose.

 

Ce Berghain 04 de Ben Klock est à réserver aux puristes du genre, à ceux qui aiment serrer les dents face aux caissons de basses. Si le Berghain dessine le clubbing du futur et bien nous ne sommes pas prêts de nous marrer.

 

http://www.boingpoumtchak.com/wp-content/uploads/2010/06/ben-klock-berghain-04.jpeg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Paranoiak 16/03/2012 03:47

Sympa ce Ben ! Pour le clap, je suis pas d'accord, c'est un élément PRIMORDIAL en Techno même si son utilisation dans la House est belle et bien présente.

The Ape 04/07/2010 21:29


Je suis en desaccord avec la majeure partie de cette critique . Tout d'abord le style de Ben Klock est resolument techno , pas tech-house . Il faut savoir ecouter les caracteristiques
specifiques
de chaques artistes . La musique de Ben Klock selon moi ne manque pas d'ame , au contraire elle en deborde . Je m'explique ; Klock est un virtuose en ce qui concerne les textures , c'est a dire
le
travail des sons et leur homogeneité . Les particularités de sa musique sont, d'abord ce travail sur les textures et une profondeur immense , langoureuse . Si l'on devait definir sa musique en
trois mots je dirais deep , malsain et sexy . Des artistes qui melent ces 3 elements et qui le font bien il y en a tres tres peu (deep et sexy ça va encore , mais malsain et sexy c'est
extremement
difficile...) . Pour parler de ce coté malsain qui rebute la plupart des gens a la premiere ecoute , je dirais que , deja, c'est une des caracteristique principale de ce que l'on appelle la
techno
. Elle se differencie de la house par des parties plus repetitives , des sons plus sombres, torturés et en general par l'absence de "clap" (vous savez le poum clam poum clap de la house) . Donc
ecouter de la techno ça ne veut pas forcément dire que l'on est quelqu'un de sombre , malsain ou schizophrene comme j'ai pu l'entendre . Les gens font la fete , joyeusement, sur ce son sombre
,suave et intriguant . Perso , pas de problemes avec l'artwork de la compil ; Ben klock est dans une posture assez naturelle , je ne vois aucune pose superficielle visant a le mettre en valeur
.
C'est assez representatif des artistes techno allemand d'ailleurs , ils sont tous tres humbles . Berghain dessine la dance music de demain ? Moi je pense que je vais me marrer


minusman 21/06/2010 23:56


il est trés fort l'astre franchement il est trés trés loin de votre vieux niveau


l'Astre 21/06/2010 03:30


Je trouve l'enchainement 4/5 (soit première partie/deuxième) génial dans sa façon de "tasser", d'effacer (au lieu de s'en servir de rampe de lancement, comme les vieux lézards rabougris l'auraient
souhaités:)), les quatre premières qui, néanmoins, n'étaient pas complètement superfétatoires : trop caricaturalement sciemment "en dedans", comme on aurait pu le penser au début de l'écoute. C'est
aussi la marque des grands de ne pas tailler des parties trop proportionnellement proportionnelles : première partie 4 tracks ; deuxième 15 : il est clair qu'il nous propose "juste" d'écouter "ça"
au travers d'un miroir, le notre...
Des fois, cad présentement:), - car ce n'est pas parce qu'il "fait froid"qu'il ne fait pas chaud -, c'est à l'auditeur d'apporter le supplément d'âme nécessaire. C'est toute la différence qu'il y a
entre la chaleur et la langueur : l'une va de soit, l'autre faut la mériter - ou être méritant, ou Etre...


Bref, c'est une tuerie, ça tabasse sec, c'est plein de langueur, c'est deep, c'est dark, c'est parfait - en after ou en petit comité. (L'artwork est à dégueuler par contre : qui aurait cru qu'un
gars qui ose prendre la pose (perso je refuse qu'on me prenne en photo) avec de surcroit une gourmette soit capable de ça? Pas l'Astre ! Moralité : des fois les gars qu'on l'air d'attardés
congénitaux ne le sont pas ; d'autres si.


+

l'Astre