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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 13:40

Sortie : 1er novembre 2011

Label : Ad Noiseam

Genre : Power Dubstep 

Note : 6,5/10

 

Le duo bulgare-espagnol composé de Ivan Shopov et Jordi Calvino fait partie des affiliés au versant dubstep du label Ad Noiseam. Producteur de drum'n'bass sous le nom de COOH, Balkansky réalise aussi en solitaire et vient de sortir par ailleurs The Temple sur Ohm Resistance, sur lequel on aura probablement l'occasion de se pencher. Le jeune Loop Stepwalker gère de son côté la division dubstep du label Culture Assault. A deux, ils ont sorti Fraktals, un EP plutôt prometteur (chroniqué ici) et le vinyle Simetria. Toujours sur Ad Noiseam, c'est maintenant d'un premier album dont on parle.

 

Il y a une vigueur et une intensité plaisante chez Balkansky & Loop Stepwalker. Mais en étant présents chez Ad Noiseam, ils ont en face d'eux des Broken Note, des Matta et des expériences dubstep de pointures comme Hecq ou Bong Ra. La comparaison est inévitable et le constat, mitigé. Ce n'est pas tant qu'il manquerait quelque chose à leur musique, mais plutôt le fait que les ornières wobble et grasses du dubstep tel qu'il a pu évoluer menacent sans cesse. Les lignes de basses courent le long du fil du rasoir, la structure en dent de scie des beats perdure invariablement, et globalement la dimension rythmique apparaît ultra-testostéronée et pas toujours subtile. Après, cela ne signifie que toute finesse a été rayée de la carte ou que Adhesion soit un mauvais disque, loin de là. Autant le duo en live me parait puissant mais fort peu original, caressant un stade assez primitif, autant sur album les compositions bénéficient d'un précieux traitement étoffé. Comme sur Fraktals, l'apport ethno-mélodique de Balkansky s'avère fondamental. Des synthtones joueuses et ingénues tranchent avec la rudesse des beats. Alors que les introductions se montrent sinueuses et languides, les basses constituent un mortier épais qu'une main invisible plie et malaxe avant de vous canarder la tronche avec. L'ensemble n'est pas exempt de respirations, calmant le jeu et insinuant des souffles calmes, vicieux et suaves. On regrettera le fait que les titres les plus forts correspondent globalement à ceux qui constituaient Fraktals, Tales From The Crypt, Tornado ou Kora. Pour peu que vous ayez pris connaissance du vinyle Simetria, sorti en septembre, vous connaissez déjà 8 titres sur 11. On regrettera encore plus un track comme Sopharma, qui convie gentes tunées, futals Tacchini, 8.6 et cotillons sur un parking picard. Toutefois, lorsque de mignonnes petites grenades du genre de Spot The light, 8.9, Bass Surgery The End Of The Journey incorporent des substances lustrées et des déflagrations sinistres, on opine mécaniquement du chef, interloqué et réjoui. 

 

Adhesion prête à controverse. Outre son irrégularité, certains éléments sentent le gras. Mais il est franchement compliqué de nier sa fougue, la qualité des mélodies et même cette légère patine mélancolique. Sauf qu'aujourd'hui, pour réaliser du dubstep qui fasse briller les yeux, il faut plus des bulldozers de basses, autoroutières et vrombissantes.  

 

adn153-635

par Manolito

 

 

 

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

YyrkoOn 28/10/2011 17:11


Même avis que cette chronique. "The Temple", le solo de Balkansky, est assez déconcertant, on passe d'une electronica tres douce aux même genre de prods que sur cette release d'une plage a l'autre
sans que je ne puisse y deceler une quelquonque cohérence. Certains morceaux ont l'air interressant mais j'ais du mal a rentrer dans l'album. Pas (encore) au niveau de Matta, Hecq ou Broken Note.