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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 10:05

Sortie : 29 août 2011

Label : Triangle Records

Genre : Electronica immersive

Note : 5,5/10

 

Derrière Balam Acab se cache Alec Koone, Américain de 20 ans instigateur d’un son pour le moins singulier, sorte d’électronica possédée au pouvoir envotant. Rapidement signé par l’entité new-yorkaise TRI▼ANGLE Records, notre jeune homme se devait de proposer une suite à See Birds, premier EP fortement remarqué. Sort donc Wander/Wonder, premier exercice longue durée.

 

S’il y a bien une chose qu’on ne peut pas reprocher à Balam Acab c’est de ne pas posséder une réelle identité sonore. Alec Koone a réellement créé une entité musicale à la marge, une électronica-lo-fi puisant sa force dans un wall of sound grésillant. Wander/Wonder refuse l’ossature rythmique et préfère se concentrer sur des motifs cycliques. Le beat et la basse se font aléatoire pendant qu’une voix sous hélium accompagne le disque d’un bout à l’autre. Objet non conformiste, Wander/Wonder se révèle de prime abord fascinant grâce à Welcome, ouverture progressive qui lentement vous enveloppe ou bien par le jeu d’un Expect préférant la simplicité aux constructions labyrinthiques.

Mais rapidement, cette identité singulière s’efface et ce qui devait être un album audacieux devient une proposition vaine. La profondeur sonore n’est qu’un subterfuge et Wander/Wonder se transforme en grand bluff. Les sonorités aquatiques font miroiter le grand plongeon alors que l’on reste à la surface. Les sonorités organiques se répètent inlassablement sans vraiment parvenir à nous émouvoir.

On saisit alors rapidement que nous sommes en train de nous faire berner. Balam Acab c’est du Clams Casino intelligible, du Salem apaisé. Cette foutu esthétique east-coast actuelle semble répondre indirectement à la vague électro-lo-fi-psyché de Los Angeles (Matthewdavid, Jeremiah Jae, le label Leaving Records, etc.), le pouvoir de fascination en moins. Se voulant une musique aux relents élégiaques, l’univers de Balam Acab ne peut réussir à faire pénétrer durablement le soleil dans son voyage. New-York n’est pas Los Angeles et toutes les bonnes intentions n’y changeront rien. Tout cela finit pas sonner faux.

 

Balam Acab risque pourtant d’être copieusement encensé par les médias alors qu’une fois n’est pas coutume, il s’agit uniquement de l’arbre cachant la forêt. Wander/Wonder n’en reste pas moins un objet musical intrigant, c’est seulement que le trip est bien trop fourbe pour laisser une empreinte durable dans notre cerveau.

 

http://crocnique.files.wordpress.com/2011/08/balam-acab-wander-_-wonder.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Panda Panda 01/09/2011 10:07


Moi j'aime bien lalala...
En même temps je suis loin d'avoir la même culture que toi en musique électronique. Du coup j'écoute Glams Casino, ça me plait beaucoup aussi même si je trouve ça assez différent de Balam Acab.
Peut être est ce un disque de fainéant, pourtant il marche chez moi sur toute la longueur, il y a une réelle ambiance qui se dégage du disque qui me plait beaucoup.
Ca m'a fait penser au morceau Lovely Bloodflow de Bath un peu, j'y ressent cette même hésitation cette façon de poser des mélodies discrètes derrières des Beats bien appuyés.
Non non, je trouve ça très beau et tant pis si je passe pour un branché à deux balles!


Chroniques électroniques 01/09/2011 16:04



Baths c'est quand même autrement plus intéressant. C'est plus dense, plus captivant, ça sent moins l'esbroufe.


Après le fait que Balam Acab soit branché, sincèrement je m'en fous pas mal aussi. Je n'ai pas besoin de l'avis de Pitchfork (qui soit dit en passant est toujours complètement à la masse en
matière d'électro) and co pour me forger le mien.



Matt 01/09/2011 09:52


Bien d'accord avec cette chronique puis de toute façon, ça n'a jamais été le fer de lance de cette scène, du warm up au mieux.


ARTY 31/08/2011 19:07


Très déçu également, je ne m'attendais pas à grand chose de bien et je trouve que sa musique resemble à tout ce qui ce fait de pseudo branché à deux balles en ce moment. Je n'y voie aucune
singularité dans cette musique.
Pourquoi ne commentez vous pas le dernier Shlohmo que j'ai découvert grace à ce blog?


Chroniques électroniques 31/08/2011 19:21



On est d'accord. Balam Acab va rassembler les branchés, tout comme Hype Williams, alors que ce sont les deux pires groupes dans le genre. Dommage.


 


Pour le Shlohmo, à vrai dire, je ne l'ai pas encore écouté. Faudrait que je me penche dessus.


 


B2B.



Neska 31/08/2011 10:32


1ere chro que je lis sur l'album, et un peu déçu.. bon, je vais me jeter sur l'album quand même, car le premier EP m'avait vraiment plu. Il a au moins le mérite d'ouvrir la voie à une nouvelle
scène, qu'elle soit de LA ou de la côte Est. On verra bien... thx !


Chroniques électroniques 31/08/2011 10:40



Essaie mais tente aussi les artistes citées dans la chronique. Ca me paraît plus intéressant.