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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 15:24

Sortie : avril 2010

Label : 10heures10

 

Steve, Guillaume et Remi sont les trois jeunes Français qui forment As The Stars Fall. Ils étaient jusqu'alors plus connus sous le formation Medeline. En effet, on leur doit (ou pas) certains travaux dans le milieu du rap français en compagnie de Rohff, Booba ou la Fonky Family. Ma main tremble lorsque j'écris des noms pareils... mais passons. Ils reviennent aujourd'hui pour jeter sur la partition leur vision désenchantée et les dérives du monde actuel. Tout un programme.

 

La musique du trio parisien est à situer entre le post-rock lyophilisé et l'électronica soluble dans l'eau. N'est pas Efrim Menuck qui veut. Vilain que je suis, là n'est probablement pas leur but. Bien loin de mes incomparables comparaisons, le son d'As The Stars Fall est pourtant tout à fait audible. Entre gris clair et gris foncé, leur musique est mélancolique, pour ne pas dire désespérée. Là où le trio parisien réussit son pari, c'est qu'ils témoignent de la même vision apocalyptique du monde que le gémiard Damien Saez sans pour autant s'évertuer à coller des plaintes démagogiques vocales sur leur musique plutôt jolie. Ceux qui aiment The American Dollar ou Arms & Sleepers apprécieront à coup sûr. Sans pour autant esquiver les poncifs du genre, on se heurte à de très beaux moments, comme sur Some Tears Can Never Dry et son glitch intelligent, ou Revolt et ses distorsions de graves et ses claviers dignes des meilleurs travaux de M83. On est plus dubitatif lorsque la formation essaie vraiment de résonner post-rock, à grands renforts d'orchestrations bien produites mais trop convenues et de pianos jolis mais larmoyants. En étant objectif, tout cela ne peut être qualifié de mauvais. La blogosphère s'enflamme d'ailleurs pas mal pour ce projet. Les amateurs d'expérimentations et de productions plus cérébrales que nous sommes au sein de Chroniques électroniques, trouvons ça juste un peu gentillet.

 

Tempus Fugit est un joli album instrumental à écouter la nuit ou lors de dimanches pluvieux. A Deaf Leaf Dance ou Frozen River jouissent alors d'un tout autre écho. Saluons également l'évolution plus que positive de cette formation qui officiait jusqu'alors dans un milieu où le bling-bling règne en maître. Il y a du y avoir des lendemains qui déchantent pour que le trio réussisse si bien ce grand écart qu'on peut aisément qualifier de contre emploi. Précisons que le trio est aussi à la base d'une exposition photo à l'Hôtel Kube de Paris, au cas où le gris clair et gris foncé se révélerait aussi bien sur papier glacé.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51Nc6CrtfuL._SS500_.jpg

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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