Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:43

Sortie : 23 mai

Label : Black Strobe Records

Genre : Techno

Note : 6/10

 

Lorsque débute Someone Gave Me Religion d’Arnaud Rebotini sur The First Thirteen Minutes Of Love, on est surpris. Voilà que notre barbu se met à promouvoir l’amour. Louche. D’autant plus qu’il sacrifie la rythmique sur l’autel du voyage spatial. Mais avec Arnaud, tout n’est jamais aussi simple. Ces 13 minutes sont une odyssée sexuelle en combinaison de nylon. L’ambiance vire au trip ambient rétro-futuriste et petit à petit on reconnait la patte du producteur.

Finalement, ce premier titre n’était pas une déclaration d’intention mais simplement une étrange proposition d’ouverture. Dès Another Time, Another Place, on retrouve cette filiation aux sonorités 80’s entre l’EBM de Front 242 et la new-wave de New Order. Mais Rebotini n’est pas dupe, il sait aussi regarder vers le futur et le morceau se pare d’un enrobage techno imparable.

Malheureusement, alors qu’on pensait enfin tenir le bon bout, Someone Gave Me Religion va rapidement s’enliser dans les travers d’une electroclash qu’on aimerait révolu. Le Personal Dictator bodybuildé entache grassement l’ensemble, tout comme ce Extreme Condition Demand Extreme Response qui officie dans le bourrinage primaire. Dans ces moments là, Rebotini tombe dans les travers de la techno à la sauce Citizen Records. Après tout, c’est logique, étant donné les accointances du mec avec le label de Vitalic. Et puis il faut bien avouer qu’il n’a jamais non plus fait dans la dentelle. Déjà, à l’époque de Black Strobe, avec son pote Ivan Smagghe, on décelait cette volonté de mettre en avant les montées à base de testostérone. Mais ici, ça ne prend pas, ça ne prend plus et on finit par faire la grimace.

C’est d’autant plus couillon que sporadiquement, on frôle l’extase. La techno atmosphérique d’Echoes joue le jeu des basses rondes et des fines montées. C’est lorsqu’il est se fait plus timide que Rebotini convainc le plus. Dans ces moments là, on se dit d’ailleurs que l’on tient un producteur techno français hors-pair (son dernier album, Music Components, étant très réussi), capable de terrasser n’importe quelle scène. De toute façon, il n’a jamais été aussi bon qu’en live, arrivant à insuffler une ambiance sombre à des sets pourtant lumineux.

Album de techno synthétique ambivalent, capable de moments de grâce et coupable d’un mauvais goût prononcé, Someone Gave Me Religion n’entache en rien la carrière d’Arnaud Rebotini puisqu’il est à son image. Cet ours en a toujours fait qu’à sa tête et de toute façon, il s’en tape des courants actuels. Tout ce qui l’intéresse, c’est de poursuivre, tête baissée, son chemin. Et rien que pour ça, ce mec mérite le respect.

 

http://ed2ktorrent.free.fr/upload/Albums/Arnaud%20Rebotini%20-%20Someone%20Gave%20Me%20Religion%20(2011).jpg

par B2B

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires