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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 15:11
Sortie : 27 novembre 2009
Label : Expect Candy

Les Américains Max Lewis et Mirza Ramic forment Arms and Sleepers en 2006. Résultera de cette union un très bon album, Black Paris, deux excellents EP, Bliss was it in that Dawn to be Alive et The Motorist. Ce dernier fut récemment chroniqué par nos soins (ici).
Leur sortie précédente nous avait fait trépigner d'impatience. Nous fûmes agréablement surpris quand nous apprîmes la sortie d'un nouveau long format, Matador qui sera distribué en Europe par Expect Candy.

Le duo est toujours doté de ce même talent pour mélanger électronica, post-rock et compositions classiques modernes. Le résultat trouverait facilement sa place dans la catégorie indie, un rien fourre-tout néanmoins.
Leurs disques évoquent toujours le voyage en général, leurs chansons nous donnent un peu l'impression de les accompagner, passant la tête au dessus de leur épaule pour voir ce qui se déroule derrière le hublot.
Éthérée, orchestrale et contemplative, leur musique évoque aussi parfois des temps de transit entre deux aéroports. La pochette du disque ou encore le titre de l'intro, Orly, renforce dans cette idée.
Accompagnés cette fois-ci par des membres reconnus de la scène indé, Matador pourrait bien être l'album révélant Arms and Sleepers à un public beaucoup plus large, tant celui-ci contient de morceaux fédérateurs et brise frontières. Des membres de Caspian ou encore de Uzi & Ari ont effectivement participé à la réalisation de l'album.
Les voix, pastorales et naviguant dans une sphère assez aiguë peuvent agacer et rebuter les fans de musiques exclusivement instrumentales. Les autres ne pourront être que ravis.
Une chanson comme The Architekt devrait bien aider à créer le buzz. En effet, celle-ci résonne comme ce que Archive n'a que trop peu réussi à faire depuis leur virage artistique peu inspiré.
Même s'ils ont une moindre dimension "tubesque", Matador, Helvetica, The International ou le très jazzy The Paramour de fermeture sont tous aussi enivrants.
Un seul bémol néanmoins, et pas des moindres. Il y a tant de bons sentiments dans leur musique que ça en devient parfois mièvre et sirupeux. Le profondément ennuyeux Simone en est l'exemple le plus cuisant, même si on retrouve cette disgrâce à quelques autres endroits.

Matador est donc un album qui pourrait et devrait faire grand bruit dans des rédactions plus tout à fait indépendantes comme Rock & Folk ou Les Inrocks, et cela même si ce n'est pas leur disque le plus intéressant. Ceci aurait au moins le don de mettre en lumière le talent de ce groupe, tout à fait sympathique au demeurant.

                                
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Benjamin F 04/11/2009 23:27


Je l'ai choppé mais pas encore écouté. As tu reçu mon mail sinon ?