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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 11:15

Sortie : août 2011

Label : Anticon

Genre : électronica

Note : 7/10

 

Sixième album pour l'un des fondateurs d'Anticon après Resurgam (chroniqué ici) en 2008 et la production du Fallen House Sunken City de B. Dolan (ici) en 2010. Toujours aussi solide, l'électronica d'Alias se pare de touches sombres et de nappes aériennes.

 

Le son de l'Américain est dense et entraînant. Il peut être rêveur (Goinswimmin) ou guerrier (Revl Is Divad). Il sait délaisser ses habits de producteur rap pour avancer dans des constructions plus riches et plus subtiles, sans en faire non plus trop. C'est d'ailleurs ce qui manque parfois à Alias, quelques passages plus forts pour booster le tout. Il reste donc très homogène en mariant les sons avec soin, en avançant avec tact et mesure. Claviers, samples de voix et instruments sont conviés pour fournir la matière à des morceaux équilibrés et prenants. Dahorses - en compagnie de DJ Mayonnaise au synthé - laisse ainsi une batterie clinquante qui se renouvelle régulièrement ordonner des paysages scintillants, fruits de vapeurs de produits toxiques qui se répandent dans l'espace. Jamais trop abstrait, le disque garde toujours les pieds sur terre pour déployer des mélodies douces à l'oreille... avec un petit raté sur Talk In Technicolor où la voix R'n'B de Dax Pierson de Subtle est assez mièvre.

Face au côté charmeur, une vision plus introspective se développe aussi. Le très sobre Lady Lambin' donne de la profondeur et invite par exemple à prendre du recul tandis que Boom Boom Boom envoûte par ses puissantes percussions et ses voix opposées qui se répondent sans se comprendre. L'Américain s'y connaît en terme d'efficacité et le prouve par quelques extraits rentre-dedans, au bon sens du terme, qui dynamisent l'écoute. Il force notamment les nuques à remuer avec son Tagine qui rassasie les enceintes amatrices de gros beat. Ce morceau fait partie du trio final qui termine de convaincre que cet album vaut le détour. Le lumineux Sugarpeeeee aux harpèges enchanteresses et le tendu Wrap concluent en effet cet album avec passion.

 

Alias reste toujours une valeur sûre même s'il se renouvelle peu et ne hausse pas vraiment son niveau. Fever Dream ne doit donc pas être négligé.

 

http://www.albumoftheyear.org/album/covers/fever-dream.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Neska 24/08/2011 11:19


Ah c'est cool tout ca, j'avais un peu peur de la faute de parcours. Seul petite déception : Alias ne semble pas vraiment se renouveller...