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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 11:38

Sortie : avril 2011

Label : Fabric Records

Genre : Tech-deep-house

Note : 6

 

Le bon côté de chroniquer un mix Fabric d'Agoria, c'est qu'il n'y a besoin de présenter ni l'artiste, ni la série. Histoire de donner tout de même quelques éléments de contexte, le DJ et producteur vient de sortir son troisième album (Impermanence, chroniqué ici) et propose ici son quatrième mix sur CD après avoir écrit des chapitres de Balance (chroniqué ici) et d'At The Controls et surtout signé le grandiose Cute & Cult. A noter aussi que Fabric est le premier club à avoir fait jouer le Français outre-Manche et que celui-ci a le plus grand respect pour les compilations de la boîte londonienne. Difficile de ressortir indemne d'un mix d'Agoria, c'est donc prêt à tout que nous nous lançons dans celui-ci.

 

Première surprise, le kick arrive rapidement, pas de lente préparation, pas de subtilités introductives. Le DJ décide de partir dans une house exigeante et hypnotisante. Les variations vont être en douceur, les originalités en arrière plan. Et n'attendez pas de ses montées dont il s'est fait le chantre, il n'y en a quasiment pas, même si le dernier tiers s'intensifie légèrement à partir du Cottam4 - Side A de Cottam. Il est dans l'envoûtement et la maîtrise. Les voix seront le principal relief de cette sélection bien compacte. A force d'écoutes, des couches se révèlent, des superpositions délivrent leur secret. Les enchaînements sont d'une rare minutie avec des changements de pistes fréquents et quasiment invisibles tant les évolutions semblent à la fois permanentes et minimales. Le tunnel est obscur et moîte, le kick profond et tendu.

Si le tracklisting révèle quelques noms connus comme Moritz Von Oswald, Carl Craig, Clara Moto ou Agoria lui-même, le Français va aussi chercher des artistes moins célèbres ou des remixs pointus qui viennent s'insérer à la perfection dans le mix. Difficile de mettre en avant certains morceaux ou évoquer telle ou telle rupture tant cet épisode de Fabric est d'un seul tenant. Que dire par exemple du passage du Speechless d'Agoria feat. Carl Craig & La Scalars dans sa version Whisper Dub à son pendant Radio Slave Panorama Garage Remix feat. Tom Gandey... discret et en finesse.

Tout ceci paraît encore un peu simple au vu des précédents travaux du fondateur du label Infiné. Il faut donc qu'à la liste officielle des morceaux il en ajoute une seconde, subliminale. Zodiac Free Arts Club, Blac Male, Sun Ra ou DJ Tazz sont sur cette liste et apparaissent parmi d'autres tout au long de la sélection. Et puis il y a Ella Fitzgerald qui fait une apparition furtive au début du disque pour offrir une clôture tout en rupture comme Francesco Tristano l'avait fait au terme de Cute & Cult.

 

Malheureusement, toutes ces habiles manipulations du DJ ne seront remarquées que par les spécialistes... les autres en resteront à un premier niveau peut-être un peu décevant. En portant la performance de plus en plus haut, Agoria perdra donc sans doute des amateurs de son style en route, mais continuera d'élever son art en restant assurément efficace sur une piste de danse.

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/31EZ2cBzcQL._SL500_AA300_.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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