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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 12:03

Sortie : octobre 2010

Label : Out Note Records

Genre : Jazz électro

Note : 5

 

Après Franceco Tristano (chroniqué ici) et Laurent de Wilde (chroniqué ici), l'automne est assez jazz sur Chroniques électroniques, puisque c'est un autre projet dans ce style dont il est question avec After In Paris. Les trois Français qui composent le groupe donne une suite à leur premier disque sorti en 2004 en invitant cette fois ci des pointures : Paolo Fresu à la trompette et Dave Liebman au saxophone. Du jazz oui, mais toujours avec des machines, vous vous en serez doutés...

 

L'électronique n'est là qu'en appui. Dans les détails ou dans l'esprit. Les constructions sentent la programmation. La voix fantomatique de Claire Michael est empreinte d'effets. After In Paris peut alors se laisser porter paisiblement sur Emotions Are So Strange ou envoyer plus fort sur le court Short Cuts. Instrumentaux ou vaguement chantés, les titres sont aussi ponctués de samples de classiques du cinéma américain, tels que Citizen Kane ou Le Faucon Maltais. La rencontre cinématographique est appuyée sur It's Halloween où la citation croise un saxophone errant et une basse slapée énergique. Il y a des accents drum'n bass dans ce morceau, comme à d'autres reprises, sur lequel la batterie et la flûte traversière enrichissent finement la mélodie. Définitivement jazz, dans différentes variantes parfois un peu expérimentales, mais habité d'électro donc. C'est très flagrant sur The Clock où l'ambient est voluptueux ou sur Uptown et son tempo survolté.

Si le chant de Claire Michael est parfois un peu trop présent et si Paolo Fresu est assez discret, Dave Liebman assure en revanche le spectacle tout comme Patrick Chartol à la basse. Le disque décolle vraiment à mi parcours, quand tous les éléments différents semblent avoir trouvé leur place et que les interventions se complètent plus qu'elles ne se succèdent. Les samples de films forment un fil rouge captivant, notamment sur l'énergique et pourtant mesuré Inexplicable. L'extrait de Citizen Kane introduit lui Missing Piece où le piano de Jean-Michel Vallet prend un peu plus de place. La descente s'amorce. Deux titres chantés plus lounge font baisser l'attention sur la fin.

 

After In Paris offre un croisement inspiré entre cinéma, jazz et électronique sans en faire trop sur l'un ou l'autre. L'expérience mérite le détour même si l'originalité et la réussite n'est pas au rendez-vous sur toute la longueur.

 

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par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Benjamin F 06/12/2010 10:30


Même ressenti : de l'envie, de la classe, de la rigueur, mais au final quelque-chose de trop lisse et de pas assez engageant. J'avais commencé à écrire dessus et puis j'ai lâché en cours de
route...