Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 10:54

Sortie : janvier 2011

Label : Lagunamuch Records

Genre : IDM, D&B, Cyberpunk

Note : 8/10

 

On ne parle que trop peu souvent de la discrète mais passionnante maison russe Lagunamuch. On lui doit pourtant la superbe et titanesque compilation Main Control Board (ici), sortie peu après la tragique disparition d'un de ceux qui l'avait imaginée : Alexander Matrosov (moitié d'Alexandroid). On y avait déjà croisé Abstract Avenue, side project du designer Arthur Berent, que certains connaissent peut-être au sein du trio Flexkiks.

 

Artefacts On The Moon, ou 44 minutes d'odyssée vers un espace (ou vers l'espèce) in-sondé et inquiétant. A la surface de la Lune, un groupe de chercheurs se lance à la recherche de nouveaux minerais et de nouvelles substances pour les analyser, les comprendre et améliorer leur science. Depuis que l'homme est homme, il n'a de cesse de vouloir explorer ce qu'il y a derrière. Derrière quoi ? Derrière tout. Parfois l'exploration fait plus figure de quête de pouvoir, de possession et de contrôle. Que soit lapidé de météorites l'inconscient qui se prend pour Dieu et veut maîtriser les éléments.

Si cette expédition débute de manière paisible et bucolique pendant les 18 premières minutes (elles peuvent paraître longues), soudain tout change et devient purement hors de contrôle. La foudre semble s'abattre sur ces explorateurs insouciants qui s'aperçoivent bien trop tard qu'ils ont déterré la boîte de Pandore. Parce que les châtiments et les péripéties qui vont suivre n'appartiennent qu'à la libre interprétation des curieux et aventureux auditeurs qui accepteront de s'y plonger, je ne livrerai pas ici ma vision guerrière et apocalyptique de ce qui attend ceux qui ont tenté de dompter l'indomptable. La simple écoute du passage de la 25e à la 27e minute suffit à me transmettre d'ambivalentes sensations, entre jubilation et terreur. Pur scénario pour celui qui voudrait se lancer dans la science fiction mêlée aux théories cyberpunk, Artefacts On The Moon est à envisager comme une expérience dangereuse mais passionnante. Pour ce qui est de la musique (faut bien en parler un peu quand même), là aussi l'ambivalence est de mise, oscillant entre ambient, électronica, d&b mutante et industriel martial.

 

Je dis souvent dans mes humbles chroniques que le mode shuffle c'est "le Mal". Les gens de Lagunamuch ne me contrediraient sans doute pas. Pour contrecarrer cette manoeuvre impie, l'oeuvre est uniquement disponible dans sa version bloc non coupée. Et pour ajouter à la bonne nouvelle, c'est gratuit et légal en cliquant ici. Mais oserez-vous y plonger ?

 

http://images.junostatic.com/full/CS1695753-02A-BIG.jpg

par Ed Loxapac 

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

shift. 14/03/2011 11:05


j'écoute ce truc en boucle depuis 5 jours.
superbe en effet.


Benjamin F 12/02/2011 11:11


Très belle critique Ed ! Je vais écouter ça de suite !


Pierre 12/02/2011 01:20


Excellent. Les 20 dernières minutes déchirent tout ; et j'aime la violence quand elle est teintée de désespoir, de j'men foutisme, - et de poésie...

Physique. C'est tout ce qui compte.




Quant a toi b2b, si tu pouvais t'abstenir de tomber dans tous les panneaux multicolores qui jalonnent la route de la la vérité vrai, ça serait pas plus mal ! Parce que laisse moi te dire une chose,
le discodeine c'est de la merde, et le sandwell district, c'est la plus grosse merde que j'ai jamais entendu (je n'en dis pas plus, sinon je vais me TRANSFORMER...). (Oui, je sais : "il n'y a rien
de pire qu'un consensus général"...)


Vous pouvez écouter ça sans crainte, si vous le souhaitez :



Martin Schulte - Treasure

Stephen Mathieu - A static Place

Ryo Murakami - Underworld