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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 21:56
Sortie : octobre 2009
Label : Galapagos4


On compare parfois les MC à des poètes s'exprimant sur des beats. Cette comparaison ne sera jamais aussi vraie qu'avec Denizen Kane. Le rappeur de Chicago a en effet au cours de ses différentes expériences défendu l'usage de la langue, et notamment celle des asiatiques installés aux Etats-Unis par le biais du projet I Was Born With Two Tongues. Il écrit aussi des pièces de théâtre et des poèmes qui ont été publiés par différentes revues. Après avoir conté la légende de Tree City dans deux albums, il continue dans Brother Min's Journey To The West.

En 12 titres et deux bonus, Denizen Kane démontre qu'il a des choses à dire et qu'il sait raconter les histoires. Son flow n'a rien d'extraordinaire, mais il sait le poser suffisamment habilement pour que l'oreille reste accrochée à chaque titre. Il décrit calmement son univers sans fioriture, mais sans provoquer de lassitude non plus. Les refrains sont discrets tout en visant juste. Quelques interludes viennent apporter surprises et humour.
Le MC peut s'appuyer sur des instrumentaux qui soulignent sobrement son propos sans lui faire de l'ombre. Aucun n'est à jeter et ils bénéficient d'une grande variété avec la guitare jazzy de The River ou le funk cuivré de The Porch. Un certain fil rouge jazz apparaît tout de même au long du disque. Il se matérialise notamment par la présence répétée d'un saxophone charmeur (Sparrow ou Just Like Water).

Bien qu'il reste dans un registre assez classique,
cet album prend de la profondeur avec les écoutes. Difficile donc de le critiquer, même s'il manque de coup d'éclat.


par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Last Night in Orient 08/10/2009 11:38


Pardon je suis aveugle....je viens de me lever...merci pour avoir pensé à cette écoute !