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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 21:41
Sortie : septembre 2009
Label : Sony


C'est l'histoire drôle d'un disque. C'est l'histoire d'un drôle de disque. C'est l'histoire de Q-Tip, le MC de talent d'A Tribe Called Quest, qui se converti à l'islam et prend le nom de Kamaal The Abstract. Il enregistre un album bourré d'instruments, d'une musique entre rap, soul, nu-soul et jazz. Kamaal The Abstract est couché sur piste en 2001. Il sort aujourd'hui.
Dès les premières secondes, le son et la forme se posent à des lieues du dernier album de Tip, l'excellent The Renaissance, publié en 2008. La voix du rappeur ne fait que de rares apparitions mesurées. Quelques refrains chantés transparaissent. La place est laissée au groove, et sa basse structurante.
Sur Do You Dig U ?, Gary Thomas, jazzman qui a accompagné Miles Davis par le passé, laisse divaguer sa flutte sur le beat sec et chaud. Sept minutes fiévreuses, prenantes. Pensées en pleine explosion nu-soul outre-Atlantique, les dix plages rappellent les vieux Erykah Badu, l'époque où D'Angelo cartonnait avec Voodoo, l'oublié Maxwell.
Il y a toutefois trop de parties instrumentales, de solo pour le cantonner à ce style. Tel ce piano qui s'envole sur Blue Girl. Le flow de Q-Tip fait son apparition en interlude. Et Barely In Love débute. Un titre soul moderne où l'artiste chante, alors que la pression monte. Une guitare crie. Le signe de passages syncopés, d'une présence renforcée de l'Américain devenu inévitable. Son flow tranche et rebondit sur Heels. Break de batterie. Le rap reprend de la place, puis surgit le sax de Kenny Garrett. Lui aussi a accompagné des grands, à commencer par Duke Ellington. Des textes plus classiques. Une guitare, une trompette. Le groove se prolonge au bout de Make It Work.

Ce disque est riche comme l'univers de Tip. Ce disque est sobre. Il est multiple. Long, court. Au plus décontracté ou nerveux. Hors format donc rare... et cher.


par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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