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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 14:57
Sortie : 10 octobre 2008
Label : Halbsicht Records

Récemment, nous avions effectué les chroniques des deux derniers magistraux albums de Pleq.
The Metamorphosis (ici) et The Fallen Love (ici) avaient retenti comme un cri sublime et divinement romantique à mes oreilles. Depuis, de nombreux webzines et blogs se sont penchés sur le cas de ce génie polonais en encensant ses derniers opus. Bien que vieux d'un an, c'est sur ce Lucid Dream que nous nous penchons aujourd'hui, et cela pour tenter de mieux comprendre la genèse de l'avènement de cet immense talent. En moins de deux ans, Bartosz Dziadosz a réalisé cinq albums qui ne souffrent d'aucune faille.

Cet album est moins minimaliste que ses illustres suivants. Lucid Dream relève d'une IDM plus classique dans sa conception tout en demeurant doté de ce son si propre à Pleq.
Le glitch était envisagé, sur les deux albums précédemment cités, comme un élément mélodique à part entière. Il est ici indissociable des rythmiques, également plus industrielles et froissées que sur ces travaux plus récents.
Les glitchy beats sont donc associés à des nappes synthétiques de monastère et à des mélodies romantiques imparables. Ce grain sonore et cet univers si particuliers sont toujours éclaboussés de ce désarmant sens de l'esthétisme. Une fois de plus, Pleq a réalisé un album magnifique et troublant.
La dramaturgie et la mélancolie sont encore une fois à l'honneur. Bien qu'emplit d'une tristesse poétique, sa musique ne sombre jamais dans la dépression pathologique.
Posé dans les steppes les yeux clos, accompagné d'un roman de Dostoievski, on prend plaisir à se noyer au milieu de ces fréquences brouillées où les enchevêtrements sonores ressemblent plus à de lascives et passionnées unions.
On succombe litéralement lors des écoutes d' A True Gift, I Take A Deep Breath, Every Day Pressure et Lucid Dream (presque glitch-hop).
Telle une chambre avec vue laissant augurer des réalisations à venir, I'm Completely Alone vient fermer l'opus telle une déchirure sur notre âme encore troublée par tant de beauté.

Les travaux passés de Pleq confirment donc aux derniers sceptiques que ce jeune polonais est bien un artiste passé maître en matière de compositions électroniques modernes. Pleq mérite qu'on se penche sur son entière discographie. On espère encore bien des trésors de sa part. Il ne lui reste plus qu'à sortir de la confidentialité dans laquelle il opère pour jeter à la face du monde son incontestable talent.

                                
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

funky5 30/09/2009 21:06


en plus un nouvel album va sortir regarder son myspace


funky5 30/09/2009 21:00


bonne porte d'entrée pour découvrir pleq