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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 16:33
Date : 18 septembre 2009
Lieu : Grande Halle de La Villette (Paris)

Annoncée comme le choc des titans, la soirée Warp/Ed a réuni le label français Ed Banger et la mythique écurie de Sheffield, Warp.
C'est donc le dôme de la Grande Halle de La Villette qui a abrité cette rencontre tant attendue.

Un public bien particulier s'est massé devant l'entrée. Chaussés de baskets vintage, vêtus de t-shirts fluos et dotés de lunettes grillagées qui rendent la vie forcément plus kaléidoscopique, les fans d'Ed Banger sont venus en meute. Pour la plupart très jeunes et très ecstasiés, ils savent que leur sainte trinité incarnée par Busy P, Mr. Oizo et Justice est là, quelque part dans les backstages.
A contrario de cet auditoire très fluo, les plus matures fans de Warp ont également fait le déplacement, mais se voient un peu moins.

Nous arrivons peu après minuit, alors que Krazy Baldhead conclut une anecdotique prestation. Je vais apprendre par la suite, dans un gros moment de solitude, que Hudson Mohawke a lui aussi ouvert les hostilités avant notre arrivée.
Le jeune écossais et tout petit Rustie livrera un set court mais efficace dont Zig-Zag sera le moment fort. A l'image de son Bad Science sorti récemment chez Warp, son style hip-hop bouncy teinté de sons 8-bit est intéressant, mais affiche des limites plus qu'évidentes.

           

La confrontation entre Sebastian et Jackson fut affligeante de médiocrité. Le premier et excellent album Smash de Jackson avait pourtant témoigné d'un univers jubilatoire et vicieux, proche de celui d'Orange Mécanique. Ce soir, il secoue plus sa mèche qu'il ne participe au set, se bornant à appuyer de temps en temps sur un bouton et à lancer quelques CD sur la platine.
On aura droit à une série de remixs de Notorious B.I.G., des Beatles et de Supertramp. Il ne manquait qu'un hommage à Michael Jackson pour ajouter un peu plus de mauvais goût.
En étant indulgent avec lui et un peu plus acerbe vis-à-vis de son comparse d'un soir, on dira qu'il s'est simplement mis au niveau (très bas) de Sebastian.
La furtive incursion sur la scène du plus barbu des membres de Justice aura suffit à faire slammer un public pourtant tout acquis à la cause des deux Français.
Avec sa dégaine habituelle, Mr. Oizo investie la scène sous les acclamations du public. Quentin Dupieux a fait ce qu'on attendait de lui en balançant ses mélodies vrillées et loufoques.
Stunt ou encore le plus récent Positif ont rendu l'atmosphère encore un peu plus exaltée, encore un peu plus torride. Humble et sympa, il se pliera aux exigences photographiques des nombreux fans qui l'attendaient à sa descente de scène.

           

En backstage, Hudson Mohawke assiste à l'entrée en piste du prodigieux Clark. J'en profite pour lui demander "Salut mon pote, tu te souviens de moi ? On s'était croisé au Pukkelpop. Alors, à quelle heure tu joues ce soir ?"
"J'ai joué à 23 h mec", me répondit-il en souriant.
Gros bide donc. Pas grave, j'empoigne une bouteille de vodka qui traîne pour me consoler.
Clark et sa chemise à carreaux éclaboussent la fin de soirée de toute leur classe, devant un Busy P qui semble plus qu' admiratif. Beaucoup ont regagné la sortie et auront en conséquence manqué un live d'anthologie. Son univers tortueux et enfumé prend tout son sens en live. Littéralement habité, il triture les mélodies brouillées des ses deux et géniaux derniers albums. On regrettera l'absence du terrible titre Growl's Garden. Le dantesque Rainbow Voodoo sera le point d'orgue de cet épique moment. Même face à un auditoire plus éparse, le Britannique absorbé a l'air content d'être là. Il faudra qu'une charmante organisatrice de la soirée lui rappelle qu'il y a encore quelqu'un après lui pour qu'il quitte son laptop... après dix minutes de rabe.

     

C'est à Busy P de conclure la soirée avec un set moins convenu et moins putassier qu'on aurait pu le croire. Malgré les doutes que nous mettons souvent en avant quant à la qualité de ses productions, il est certain que Pedro Winter et son label ont de beaux jours devant eux.

              

Idéal pour une fin de nuit qui, même si elle n'a pas tenu toutes ses promesses, aura eu le mérite de confirmer les talents d'ambianceur de Mr. Oizo et de dévoiler tout le génie de Clark à des auditeurs qui ne le connaissaient pas encore.
L'excellente ambiance fut constante et bien plus bon enfant que la plupart des soirées parisiennes.

La foule bigarrée regagne le métro. Elle y croisera Rustie, cédant aux tentations rastafariennes qui font la renommée du Parc de La Villette.
Ivre de son et de bien d'autres choses, la jeunesse parisienne oublie la crise et la grippe A avec des souvenirs soniques et visuels plein la tête. Il est maintenant temps pour tout le monde de regagner son lit.

par Ed Loxapac et B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans concert-soirée-festival
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commentaires

Josh Deprica 03/10/2009 15:55


Aaaah ! Enfin un avis convergent ! Un édifice de bon sens, même !

Mais toujours est il que : Où sont ces fichus vidéos de la soirée ?! Pas celles de Ed Banger, celles de la performance de Warp !!!


aifol 24/09/2009 12:13


Ah ! ça fait du bien de lire que la confrontation Sebastian / Jackson fut médiocre ! La grosse blague en effet... Je ne crois pas que Jackson se soit rabaissé au niveau de Sebastian, Sebastian en
live est un tueur (cf. sonar cette année) et j'ai eu l'impression qu'à la fin du set c'est bien lui qui sauvait les meubles... Bref globalement très déçue par la soirée, Oizo a donné ce qu'on
savait de lui et je n'ai pas été charmé cette fois-ci par Clark (il l'avait joué Growl's Garden au 20 ans de Warp)