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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 12:36

Sortie : 21 septembre 2009
Label : Mule Electronic

Peter M. Kersten est un musicien et producteur allemand basé à Hambourg. Pour ne pas fixer de limite à sa musique, il décide de se concevoir des avatars pour creuser des sillons artistiques bien distincts.
Sous le pseudonyme de Sten, il laisse échapper son penchant techno minimale axé sur le dancefloor. Il a d'ailleurs fondé l'excellent et exigeant label Dial en ce sens.
En tant que Lawrence, sa musique se montre plus mélancolique et plus éthérée. Inspiré par l'acid house originelle, il s'est depuis lancé dans un son plus expérimental lorgnant parfois vers l'électronica.
Kersten se cache derrière deux autres side projects moins connus : Lloyd où il pratique un abstract hip-hop du meilleur goût et Bordeaux, projet drone ambient à la guitare.
Son disque le plus marquant est sans nul doute The Essence paru en 2008 en tant que Sten.
Il y déploie une techno faussement minimale pour esthètes, dans la droite lignée de son illustre comparse Pantha du Prince.

Tout le potentiel dansant et méditatif de Lawrence avait été aperçu sur The Essence.
Ici, c'est à l'esprit et très peu aux jambes que se destine Until Then, Goodbye.
Plus qu'aérien, Lawrence associe des nappes orchestrales et de cristallines percussions digitales à son grain de basse si particulier. Bien que progressive, sa musique apparaît ici bien plus hypnotique qu'entraînante. Il y règne un doux spleen aussi réchauffant que la tendre caresse d'un rayon de soleil levant.
La première partie du LP est très jolie bien que parfois, un peu linéaire. On y décèle néanmoins des moments de grâce comme sur Sunrise, Jill, Todenhausen Blues ou The Dream.
C'est réellement à partir d'In Your Eyes que cet opus prend une autre direction.
Les kicks se montrent gentiment plus incisifs, le tempo s'accélère... c'est un peu comme si Lawrence laissait la place à Sten. On y retrouve cette si subtile réverb et ses boucles narcotiques downtempo.
Miles, déjà rencontré lors du récent maxi du même nom apparaît ici dans sa version raccourcie. Dommage. Don't Follow Me illustre bien cette transition, flirtant même parfois avec la dub-techno.
Le magnifique et mélancolique piano qu'on avait déjà aperçu plusieurs fois au long du disque atteint des sommets de beauté sur le magnifique mais un peu court A New Day.
L'album se clôt sur Until Then, Goodbye et ses glockenspiels empruntés à la folktronica. Superbe.

Ce disque se révèlera pleinement après quelques écoutes pour devenir littéralement addictif. Même si deux faces bien différentes sont ici étalées, aucune n'écrase l'autre et c'est là toute la richesse. Peter M. Kersten est bien aux côtés de Pantha du Prince, uns des producteurs allemands les plus originaux et inventifs. Gloire à lui.
                               

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

benoit 22/09/2009 11:17


moi j'aime bien Peter Kersten mais je trouve que ses prods, dans l'ensemble, manquent cruellement d'originalité


funky5 10/09/2009 15:34

pantha du prince ,james holden ,nathan fake,efdemin.....lawrence j'adore cette techno légèrement psychédelique