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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 15:55
Sortie : 14 septembre 2009
Label : Warp

Tyondai Braxton est connu pour être le guitariste et claviériste du groupe Battles. Avant que cette géniale formation ne naisse, il officiait déjà avec d'autres artistes pour des projets un peu conceptuels et avant-gardistes. On retiendra ses collaborations avec Prefuse 73 ou encore Minus the Bear. Le père de Tyondai, Anthony était lui même un artiste multi-instrumentiste en avance sur son temps. Par chance, la sirupeuse chanteuse R&B Toni Braxton n'a rien à voir avec cette filiation de génies.
Ne se satisfaisant pas de ce patrimoine génétique et musical, il s'en va étudier à l'Ecole de musique de Hartford (Connecticut), sous la houlette de musiciens tels que Robert Carl et Ingram Marshall.
Outre le succès critique et commercial avec Battles, Tyondai Braxton signe ces jours-ci son premier album au sein de l'écurie Warp.

En plus des si particulières boucles rythmiques qui font sa marque de fabrique, Tyondai Braxton se fait chef d'orchestre virtuel sur cet iconoclaste Central Market.
Malgré le côté un peu Walt Disney sous LSD omniprésent, ce défouloir ovniesque a quelque chose de jubilatoire, pouvant faire la joie de petits et grands enfants.
L'ouverture sur Opening Bell peut faire penser à un Pierre et le Loup moderne.
Entre math-pop et compositions plus classiques, la musique de Braxton déploie ses frénétiques envolées qui atteignent leur apogée sur l'épique Platinum Rows.
Ce disque grouille de sonorités émanant d'une somme incalculable d'instruments, parfois l'aspect divinement orchestral vire à la fanfare un peu oblique. Peu importe, l'intérêt demeure.
Les cordes, qu'elles soient caressées, grattées ou pincées, sont du plus bel effet.
On retrouve souvent l'empreinte Battles avec cette exceptionelle capacité à la synchronisation.
Même si en fin d'écoute, J.City ne profite pas du même joyeux bordel, on ne peut s'empêcher de penser qu'il y a du John Zorn chez ce garçon.

Il n'y a décidément que Warp pour sortir pareil objet musical non identifié. Avant-gardiste et intelligemment foutraque, ce disque en déconcertera sans doute plus d'un. Les mélomanes aventureux et ouverts s'attarderont eux, un bon moment sur cet étrange galette.
                             
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

ausra 09/09/2009 09:28

et bien juste pour dire que j'etais tombée sur votre site en cherchant julian winter, et heureuse surprise en decouvrant un blog si riche en information musicale. je n'arrive plus a lacher mon ordi. merci pour ces decouvertes!

Chroniques électroniques 09/09/2009 23:07


Et merci pour ce commentaire !