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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 10:12

Sortie : 29 septembre 2009

Label : Big Dada

Genre : Abstract hip-hop

Note : 7,5/10


Cela fait 7 ans que l’on attend la sortie d’un nouvel album de la bande d’Anti-Pop Consortium. Il faut dire qu’en seulement deux albums, APC a chamboulé les codes du hip-hop. La sortie de Tragic Epilogue en 2000 a permis le télescopage parfait entre electronica et hip-hop. C’est Arrythmia en 2002 qui va exploser les barrières avec ses 15 titres d’abstract hip-hop. Depuis, ce sont surtout ses individualités qui se sont fait remarquer. Beans, High Priest, M. Sayyid et le producteur Earl Blaize ont beau s’être retrouvé sur scène dès 2006 (et autant l’avouer, à ce niveau, c’est loin d’être concluant) ce n’est qu’aujourd’hui que déboule le nouvel opus du groupe (en interview ici).

Forcément, Fluorescent Black est attendu au tournant. Difficile de permettre à cet album d’être un échec artistique. Dès le premier morceau, Lay Me Down, on retrouve avec plaisir ce son si particulier mélangeant electronica et ambiance lourde. Au flow nonchalant de High Priest, succède les lyrics vifs d’un Beans retrouvé. Pas d’erreur, APC est bel et bien de retour au top de sa forme. Les rythmiques syncopées de New Jack Exterminator et l’ambiance retro-futuriste de Shine permettent de mieux brouiller les pistes. APC reste un groupe insaisissable. Chaque morceau évite les chemins balisés pour jouer avec nos conduits auditifs. Tantôt glitch, tantôt abstract, tantôt funk futuriste, Fluorescent Black est un album aux sonorités complexes qui se livre écoute après écoute.

La première partie de l’album est exempte de défauts. Les dix premières pistes s’enchaînant sans accroc. Il faut dire qu’avec la marche militaire Timpani qui s’achève sur une rythmique binaire aux sonorités robotiques, difficile de faire marche arrière. Le featuring avec Roots Manuva sur NY To Tokyo permet d’isoler le tube potentiel de ce LP, certes moins profond que les autres titres mais au pouvoir addictif immédiat. La seconde partie du disque s’enlise légèrement dans des titres dispensables. Notamment un Born Electric à l’intro soul insupportable. Heureusement, le morceau final Fluorescent Black permet une échappée dans des contrées glaciales fascinantes.

Avec Fluorescent Black, Anti-Pop Consortium confirme son statut de maître de l’abstract hip-hop et permet de retrouver le groupe au niveau de ses deux précédents albums. Fluorescent Black va vite s’imposer dans les meilleurs albums hip-hop de 2009.

http://images.hhv.de/catalog/old_detail/00174/174042.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

bambi 03/09/2009 11:22

je le veuuuuux !!! je veux l'écouterrrr

Chroniques électroniques 03/09/2009 11:52


Patience, patience... un megamix de l'album est en écoute sur leur page Myspace !