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  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 19:23

Date : 12-17 aout 2009
Lieu : Budapest (Hongrie)


Le plus grand carnaval musical se déroule chaque été sur l´ile d'Obuda à 30 minutes du centre de Budapest. Le Sziget attire des festivaliers de toute l'Europe, dont une grande partie de Francais, venus faire la fete autant qu'
écouter des artistes internationaux tels que Placebo, Offsping, Faith No More, Klaxons, etc. 
Que faisait alors Chroniques electroniques la-bas ? D'une part assister aux prestations de groupes plus proches de notre univers comme Squarepusher, Tricky ou Birdy Nam Nam. D'autre part, participer au coté moins connu du festival, lorsque apr
ès 23h les trois scènes electro, tech, house, trance lancent des nuits de danse sans répit. Ainsi à dix minutes de Lilly Allen, les festivaliers pouvaient assister à un set dubstep aux basses denses.

Jour 1
Le Sziget d
ébute par un jour 0 consacré cette année au rock et au jazz hongrois avant de laisser la place à une grosse poignée de musiciens anglais de différents groupes venus jouer sous le nom Rock against racism. Cette journée de chauffe présente peu d'intérêts, mis a part une reprise de Killing In The Name de Rage qui permet de se mettre en jambe pour la suite.

Le festival est donc vraiment lanc
é le lendemain avec I Am X sur la grande scène. Apres Nouvelle Vague pour la sieste, Ska-P pour sauter partout et Oi Va Voi pour l'ouverture a la musique Klezmer, il faut attendre Calexico sur la scène world pour assister à un concert vraiment consistant. Les residents de Tucson, Arizona déroule des titres de rock aux influences hispano-mexicaine. Les mélodies sont douces, les solos sont justes, de la qualité qui fait du bien aux tympans.
Reste a se d
égourdir les jambes sous la party arena (je vous epargne le nom de l'energy drink qui sponsorise ce chapiteau) avec une tech sans génie mais efficace.



Jour 2
Encore une fois, il faut attendre pour trouver quelque chose de consistant
à se mettre sous la dent. Les Ting Things ne seront qu'un apéro précoce et léger pour aller jusqu'a 19h45 et Bloc Party qui livre un set inégal. Les Anglais demontrent toutefois que les titres d'inspiration plus électro de leur dernier album, Intimacy, passent très bien sur scène. Le chanteur sait enflammer une foule qui ne demande que ca.
21h30, il est temps d'assister au show le plus comique de ce Sziget. Il est l'oeuvre de Fatboy Slim qui arrivera a nous interpr
éter un set club absolument indigeste dans une ambiance de grand messe techno. Des enchaînements fins comme la bouffe locale et un choix de titres aussi douteux que bien trop datés. Il passe ainsi d'un remix moyen de son Right Here Right Now a un truc reprenant la basse de Seven Nation Army. Trop facile. Si le mauvais gout avait une BO, l'ancienne icône du big beat nous l'a interprété. Difficile de tenir plus de 33 minutes !

Heureusement une autre icône, non d
échue celle-la, d'un genre en vogue dans les 90's nous attend sur la scene Wan2. Si ce sont les musiciens de Tricky (photo ci dessous) qui assurent la partie musicale du show, l'Anglais, habité, fait le reste avec une présence impressionnante... et une voix quasi-inaudible. Il slam dans la foule ou provoque une mini émeute en invitant le public a monter sur scene. Rock doux ou dur, le son est atout aussi persuasif.

La fin de soir
ée consistera à éviter Armin Van Bourrin et sa grosse trance sous la party arena et à préferer la scène Meduza consacrée au label Jarring Effects. Avec un tres bon mix electro-rap sous perfusion de scratchs pour commencer... la nuit continue bien.


Jour 3

La journée commence difficilement avec la pluie qui s'abat sur le site. Le soleil revient en fin d'apres-midi pour les premiers concerts intéressants. C'est Birdy Nam Nam qui lance vraiment la journée a partir de 19h30 sous une party arena archi blindée. Les quatre DJ francais tournent ce set depuis bientot un an et demi et on sent une certaine maitrise dans cette version french touch 2.0 de leur style. L'efficacité est le maitre mot de leur denier album (chroniqué ici) et tant pis si cela n'a plus la diversité passée ou que le public puisse s'interroger sur la présence de platines sur scène. Le rappel est intense et la foule ravie. Le corps est satisfait, l'esprit bien moins.

Il reste parmi la prog' un peu légère de ce vendredi à voir Prodigy, autre vestige du passe big beat après Fatboy Slim la veille. Les Anglais envoient leur gros son acompagné de lumières stroboscopiques impressionnnantes. La grande scène affiche complet pour ce défouloir de fin de journée. Hormis la nostalgie des vieux titres, comme Firestarter, Poison ou Voodoo People, la prestation ne laisse pas un souvenir impérissable quoique plutôt bien orchestrée.

Ce jour 3 sera un peu court avec des tentes électro au line up décevant.


Jour 4

Le soleil est sévèrement de retour, ce qui est parfait pour se détendre au son de Speed Caravan et leur rock venu d'Algérie. Un décollage agréable qui se termine par une puissante et surprenante reprise du Galvanize des Chemical Brothers !

Suivent sur la même scène world une collaboration qui sur le papier semblait valoir le deplacement : la rencontre des folks hongrois de Muszikás et américain de Woven Hand (photo ci-dessous). Malheureusement, la rencontre n'aura pas lieu. Les deux groupes partagent la scène, mais jouent en alternance avec seulement quelques rares incursions des uns chez les autres. Le résultat n'est pas inintéressant, tout en restant loin de ce qu'on pouvait en attendre.

Il fait déjà nuit depuis un moment quand The Notwist débute son concert avec trois quarts d'heure de retard sur la Wan2. Les Allemands maîtrisent toujours autant leur rock hypnotique teinté par moment d'électro. Doux ou énervé, leur son est toujours prenant et passionné. Les passages instrumentaux renforcent ce sentiment. Seul reproche, ils livrent un set un peu calme pour l'heure tardive à laquelle ils se produisent.

Jour 5

Après avoir atteint un sommet de fréquentation le vendredi (jour 3), le Sziget semble étonnament moins plein sur le week-end. Le public est notamment assez réduit lorsque Vieux Farka Touré vient jouer dans un style assez proche de celui de son père Ali sur la scène world.

A 19h30, direction la party arena pour voir Coldcut et son film musical intitulé Energy Union. Durant une heure et demi, les deux fondateurs de Ninja Tune, accompagnés de quatre cordes, vont donner dans la prévention contre le réchauffement climatique sur fond de styles assez variés. Tantôt très électro ou house, tantôt plus influencé par le rap, la bande son n'est pas des plus incroyable mais accompagne correctement les images. La vidéo, bien foutue malgré un message assez facile, permet de rester accroché jusqu'au bout. Bien consensuel, le tout se laisse quand même facilement regarder dans son intégralité malgré ses défauts.

En attendant quelque chose de plus électronique, Faith No More, qui alterne rock dur et ballades, propose un spectacle agréable, notamment quand Mike Patton, la culotte d'une fan sur la tête, vient se frotter à la foule sur les épaules d'un type de la sécurité.

23h, l'heure du grand rendez-vous de ce festival. Squarepusher (photo ci-dessous) débute son show bille en tête par quelques classiques (voir la chronique de son dernier disque). Bob sur la tête, haut de survet' orange et basse en main, l'Anglais éclabousse le public de toute son impressionnante technique. Malheureusement après trois excellents titres, il est rejoint par un batteur et le concert tourne au mur du son à tendance punk-rock. Quelle déception ! La leçon d'Aphex Twin à Dour retenue (voir ici), il faut rester pour retrouver le bonhomme en solo et se régaler à nouveau de l'univers vrillé de Squarepusher. Le batteur revient... il est temps de s'échapper pour rester sur une bonne impression.

Le bilan musical de ce 17e Sziget est un peu mitigé, mais le festival hongrois vaut aussi pour son ambiance unique et ce site immense et multiple. Resteront donc de cette édition des souvenirs de concerts, avec quand même qulquues surprises, tout autant que le troupeau de zèbres qui a traversé la foule pendant Bloc Party, les danses sous les tentes électro, le concours permanent et non officiel de t-shirts et de déguisement, etc. ainsi qu'un record de fréquentation : 390.000 visiteurs !


par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans concert-soirée-festival
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commentaires

Fred L 15/08/2009 10:36

Quelle chance d'y être allé !
Si tu aimes Ben Harper viens visiter mon site : http://benharper.over-blog.com/
Chao