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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 17:03

Annulation, problèmes financiers et de lieux, divers festivals consacrés exclusivement ou en partie aux musiques électroniques font face à d'importants problèmes pour exister chaque année. La mauvaise volonté des municipalités accueillantes n'y est pas étrangère. 

Au moins trois événements ne pourront se tenir en 2009 pour ces raisons. Du côté de Besançon, Electro Clique a « préféré annuler le festival cette année que de le faire à rabais », explique Vincent Nicod son directeur. En cause, la ville qui a multiplié les obstacles lors de la recherche d'un site original, entraînant ainsi une augmentation du coût.

Charlotte Lazimi sur le site rue89.com racontait le 6 juillet dernier que la même mésaventure était arrivée au Hadra Trance, basé à Grenoble. Après s'être tenu dans deux communes différentes depuis 2005, le festival - soutenu par la région - a laissé tomber cette année faute de lieu. Les deux municipalités en question ont argué du mécontentement des habitants pour refuser de les accueillir à nouveau.

« Le festival Elektro Circus, qui a lieu depuis cinq ans début mai à Carpentras, a dû lui changer de date et de lieu. "Nous avons eu un désaccord avec la mairie en terme de budget et de contenu du festival que nous souhaitions plus ambitieux", explique Clémentine Maillol, coordinatrice du Collectif Freeson, organisateur de l'évènement. », pouvait-on aussi lire dans cet article de Rue89.

Mairie ennemie

« Le festival Seconde nature (musiques et art numériques) qui devait se tenir à Aix au mois de juin, a été annulé après des problèmes d’implantation », confie Dro de Marsatac. Ce dernier est aussi en négociation permanente avec la mairie. « Ce festival est perçu depuis le début comme une difficulté et jamais comme une chance, il est subi plutôt que désiré. Depuis plus de dix ans maintenant nous rencontrons une difficulté majeure dans notre relation avec la ville de Marseille », explique-t-il. Après avoir visité différents sites et notamment le Fort Saint-Jean l'an passé, il se tiendra au Docks des Suds en 2009. Une solution qui ne satisfait pas tout à fait l'organisation : « Nous alertons nos interlocuteurs depuis plusieurs années sur la nécessité de trouver un autre lieu sur la commune pour permettre la tenue du festival Marsatac, pour l’instant aucune solution acceptable ne nous a été proposée ni pour 2009 ni pour les années futures... Ces problèmes de lieux et de localisation à Marseille remettent en cause le projet dans sa globalité. »

Même problème à Caen où Nördik Impakt avait dû réduire la voilure en 2008 après des changements à la tête de la mairie et à la préfecture. Passer du grand Parc des expos à la plus restreinte salle des musiques actuelles du Cargö n'avait pas été exercice facile. Pour cette année, une nouveau lieu devrait être investi. « Le choix du site n'est pas encore finalisé mais il y a de grandes chances que ce soit au Zénith de Caen dans une configuration "festival", indique Christophe Moulin directeur de Nördik et du Cargö. Le Parc des expos convenait parfaitement, mais avec une semaine de montage et une de démontage le coût de location était exorbitant. »

Viabilité financière

Christophe Moulin touche là le problème qui sous-tend ces questions de site : les finances. « Les difficultés se sont considérablement accrues pour les festivals de musique électronique, notamment par rapport à il y a dix ans. Ces événements sont généralement autofinancés, la législation s'est durcie, la professionnalisation des acteurs entraîne des coûts plus élevés et les cachets des artistes ont été multipliés par dix... mais ni les prix des billets ni les subventions des pouvoirs publics n'ont suivi la même hausse », précise-t-il.

Même problème pour Electro Clique : « Avec un budget autour des 100.000 euros nous obtenons uniquement 2.500 euros et quelques impressions de supports de la part de la ville de Besançon. Nous avons environ 8 % de subvention toutes collectivités confondues. En 2008, la Sacem nous a annoncé qu'elle retirait son aide sur 2008 le premier jour du festival », se désole Vicent Nicod.

« Les festivals sont écartelés entre des solutions viables en termes d'organisation, mais financièrement intenables », complète Christophe Moulin. Tous les organisateurs craignent donc pour la pérennité de leur manifestation. Dro de Marsatac indique ainsi : « Nous sommes las de devoir nous battre chaque année pour continuer à exister. Nous avons fait des efforts énormes depuis le début pour que cette manifestation puisse tenir et se développer ».

Public indésirable

« Ces problèmes sont liés aux esthétiques que nous défendons, aux amplitudes horaires sur lesquelles nous opérons, aux publics "jeunes" que nous accueillons mais pas seulement. Marseille est une ville extrêmement conservatrice, assez médiocre mais très fière d’elle même et peu disposée à se remettre en question », poursuit Dro.

Les obstacles rencontrés sont donc également liés à l'image que renvoie ces événements et le public qui gravite autour de la musique électronique. Avec plus de dix ans d'existence, Marsatac et Nördik Impakt ont pourtant convaincu de leur capacité d'organiser ce type de manifestation. Après les épisodes récurrents de lutte contre les teknivals, les musiques électroniques n'ont pas fini de se battre pour pouvoir exister en France.

 

Par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans lien-info
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commentaires

Sampler! 10/08/2009 13:46

Et plus récemment le festival Electromind à Montpellier. J'étais présent et c'était génial !
Annulation, bombes lacrymo, matraque et bâtons. Reporté à l'an prochain.

rewind 06/08/2009 17:47

bien vu
mais de toute façon,la musique électronique en festival, pas en soirée, sera toujours vu d'un mauvais œil, la France est comme ça
Et regarde ce qu'il c'est passé à l'ElectroMind de cette année
encore une mauvaise publicité pour l'électronique.