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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 13:07

Date : du 16 au 19 juillet 2009
Lieu : Dour (Belgique)


Jeudi 16
Le festival belge démarre ses quatre jours de festivités en douceur avec un premier jour à la programmation un peu faible, d'autant que le groupe Monotonix annule son concert pour raison de santé. L'après-midi sera donc une longue errance de scène en scène pour trouver quelques bons sons à se mettre dans les oreilles. Le rock de Joe Gideon & The Shark n'est pas inintéressant, mais c'est avec Bony King Of Nowhere (photo ci-dessous) que je trouve enfin quelques choses de convaincant. Leur pop-folk sympathique rappelle vaguement Shearwater, grâce à un chanteur charismatique et quelques chansons bien foutues. Ni Selah Sue avec sa guitare et un public de fan, ni Jim Jones Revue avec un son trop saturé, ni Qemists ne parviendront à relever le niveau.

Les tranquilles Cocoon et leurs ballades pop débuteront la soirée de belle manière avant plus de brutalité du côté de la scène marquee avec le post-metal d'Isis. Les Américains envoient toutes guitares dehors un gros son bien structuré qui vient bousculer les spectateurs de Tryo posés à quelques pas de là.
Pour la suite, il faut se diriger vers le dance hall, où Compuphonic, qui remplace au pied levé Friendly Fires, balance une techno racée et hypnotique. Le DJ belge transforme la scène en dance floor avant l'heure prévue pour le tournant électro de la soirée. Il termine toutefois un peu facile avec un bon vieux Daft et un remix du Rockafeller Skank de Fatboy Slim. L'organisation annonce alors un gros orage à venir... cela laisse à peine le temps à Santigold (photo ci-dessous) le temps de jouer ses quelques tubes. La chanteuse désormais entourées d'un groupe en plus de ses deux choristes/danceuses est toujours efficace sur scène. Avec les premières gouttes, l'heure est à se mettre à l'abri !




Vendredi 17
Après le beau temps du premier jour, la pluie est venue rafraîchir les esprits. Les festivaliers sont donc sur le pied de guerre dès 14h40 pour le punk de Murphy's Law sur la last arena. Ce n'est pas très évolué musicalement, mais le chanteur amateur de bière communique sa bonne humeur en passant la moitié du concert dans la fosse. Le niveau s'élève inévitablement avec les Américains de What's Up (photo ci-dessous) et leur math-rock de qualité. De long titres mélodieux joués par un combo réduit : basse-batterie, et clavier/guitare. Premier très bon choix pour le label 4X4 qui programme la scène marquee toute la journée.



Il faut ensuite attendre 17h30 et Zone Libre vs. Casey pour se redonner la pêche. Malgré un son de piètre qualité le groupe de Serge Teyssot-Gay réjouit le public de son rock puissant. Casey, malheureusement toujours sans Hamé, fait le reste avec ses textes coups de poing. Zone libre signe le début du marathon des groupes à guitare... Deerhoof un peu décevant, The Dillinger Escape Plan un brin trop violent à mon goût puis ...And You Will Know Us By The Trail of Dead nettement plus intéressant.
Le gros morceau du jour arrive et ne laissera pas de survivants. Mercury Rev (photo ci-dessous) prend le contrôle de la red frequency et le charme de leur rock psyché opère immédiatement. La magnfique voix du chanteur et cette fine pluie qui s'abat sur le site créées une atmosphère magique. La foule est envoûtée qu'ils partent dans de brûlantes envolées instrumentales ou qu'ils caressent les oreilles de tendres ballades. La première claque du festival... enfin !



Animal Collective
paraîtra ensuite bien fade... et bien trop expérimental.

Samedi 18
(relâche)

Dimanche 19
Le dernier jour du festival était censé être très dense au niveau de la programmation... ce ne fut finalement pas vraiment le cas ! Traditionnellement, le dimanche de Dour laisse une large place au rap, notamment francophone, avec une scène consacrée à ce style. Repéré l'an dernier avec un bon premier album, le Belge Baloji, ancien du groupe Starflam, remplace Assassin et offre un bien pale concert qui semble cumler manque de préparation et son de piètre qualité. Il faut donc attendre Kery James (photo ci-dessous) à 18h50 pour enflammer le dance hall, même si Medine un peu plus tôt avait aussi reçu un accueil très chaleureux. Le membre de la Mafia K'1fry envoie ses punch-line avec énergie, accompagné de Teddy Corona et de DJ Mosko. Ses textes pronant le respect ou tournant à l'egotrip enflamment vite la foule. Le Hardcore - version Ideal J - final est explosif.



Il fait bon alors de faire un tour sur la red frequency pour écouter le reggae roots d'Israel Vibration... Les Jamaïcains déroulent un set toujours agréable même s'il ne change pas avec les années. Cristal Castles semble ensuite faire un carton sous la magic tent, mais leur son electro-rock ne me pousse pas à approcher plus avant.
Je préfère patienter pour "5 elements of hip hop" qui débute à 22h avec un DJ Muggs déchainé sur ses platines. Le DJ de Cypress Hill multiplie les pass-pass et les scratchs de haute volée pour une grosse heure de mix assez technique et donc moyennement intéressant. Il faut attendre Insane In A Brain des Californiens pour enfin entendre un couplet et un refrain d'un morceau ! Il enchaîne ensuite sur un mix Chemical Brothers/Public Enemy puis torture un titre de DJ Shadow. Il termine par quelques unes de ses productions donc le Rock Superstar de Cypress et Jump Around de House of Pain qui enchante la foule qui saute sans retenue. Arive alors Rahzel qui fait une impressionnante démonstration de human beatbox également assez technique.

Puis vient le gros morceau du festival, le très attendu Aphex Twin qui débute un peu après minuit sur une last arena bondée. On attendait du grindcore bien violent et on en a été pour nos frais. L'Anglais débute son live par une ambient douce et enchaîne sur de l'electronica et un genre de drum'n'bass downtempo. C'est la grosse déception : Richard D. James la joue tranquille ! Les visuels sans intérêt et le son suround un peu gadget n'y feront rien... le spectacle est quelconque. Après 30 min d'attente d'une explosion, il ne s'est toujours rien passé. Il est donc temps de bouger.



Avec 140.000 festivalliers sur les quatre jours, Dour a fait quasiment le plein. Cette édition sans réelle tête d'affiche restera toutefois mitigée avec peu de découvertes et la déception face à l'attente suscitée par Aphex Twin. De bons concerts, une excellente ambiance et d'inoubliables frites ne feront toutefois pas regretter d'avoir fait le déplacement.

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans concert-soirée-festival
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commentaires

LaChAtTaZaZa 24/07/2009 12:15

Hein ? Quoi ? Mais c'est quoi ce bordel ?! Aphex Twin à Dour c'était tout simplement monstrueux !!
L'ayant vu dans un auditorium sur paris il y à 2 mois, je pensais que j'allais (re)voir un très bon live avec une perte de 30min. Mais Pouah !!
Placé au milieu de la foule, au cœur du 5.1 j'ai pris une réel tarte audio-visuel me santant agressé physiquement à chaque trituration venant de partout. Après 15-20min ou on ne savait pas trop si c'était le début du live ou des essais de son, le spectacle à pris une toute autre tournure jusqu'au 15dernières minutes qui frisaient l'hystérie !!
Non Mr Raph là je ne suis vraiment pas d'accord avec vous
Tiuss

Chroniques électroniques 25/07/2009 15:50


Pour répondre aux commentaires... oui j'ai eu tort de ne pas avoir la patience de rester au delà des 40 premières minutes, et je le regrette. Mais ce début de set ne m'a vraiment pas parlé et je me
suis donc barré ! Tant pis pour moi et tant mieux pour vous si vous avez apprécié de bout en bout.

Tahiti Raph


Raphaël 23/07/2009 19:10

J'y était pas, c'est bien pour ça que je cherche des chroniques et que je tombe là, j'ai effectivement mal compris tes propos sur AFX, je pense que tu ne connais pas vraiment Richard, et puis bon parler de grindcore .. (??) ca devait être des bon drills and bass surtout, Fin' bref, tu devais sûrement être un des seuls déçus.

par contre j'ai pu voir tobin en dj set la semaine dernière
: D

Chroniques électroniques 20/07/2009 18:34

Mon cher Tahiti Raph,
Je crois que nous n'avons pas dû voir le même concert d'Aphex Twin.
Certes, les quinze premières minutes ont été assez chiantes mais pour la simple et bonne raison qu'AFX et Hecker faisaient des règlages sur le 5.1.
Son concert a été une véritable démonstration de maître, revisitant tout le patrimoine des musiques électroniques. Acid, Dub, Hard-Tek, Breakcore, Trance, IDM tout y passe avec pour couronner le tout... l'inaltérable Come To Daddy.
Par ailleurs, il est souvent convenu d'attendre d'AFX un set grindcore alors qu'il n'en a pas pas produit beaucoup et ne le pratique que très irrégulièrement en concert.
Pour les fans de breakcore, Venetian Snares a pris le relias sous la Marquee vers 2h du mat' et ça ne valait pas grand chose après une telle prestation du pape AFX.
Voilà, juste pour remettre les pendules à l'heure et parce que deux avis valent mieux qu'un.

Ed Loxapac.

COACH 18/07/2009 11:04

la belgique !!! le top pour la musiqe