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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 12:08
Sortie : 24 Août 2009
Label : Fat Cat Records

Mùm est un groupe islandais formé en 1997 autour de Gunnar Örn Tynes, Örvar Smàrason et des jumelles Gyôa et Kristin Valtysdottir. Ils ont sorti trois opus aux succès conséquents, Yesterday was Dramatic - Today is Ok en 2000, Finally We Are no One en 2002 et Summer Make Good en 2004. A leurs débuts, on saluait ce mélange d'électronica, de glitch et d'instruments folkloriques, ce qui leur a valu de collaborer avec d'autres illustres Islandais : Sigur Ros.
Mais voilà, le split n'épargne pas Mùm, avec les départs des soeurs Valtysdottir, successivement en 2002 et 2006. L'album Go Go Smear The Poison Ivy paru en 2007, bien que plus expérimental que Finally We Are No One, n'avait pas répondu aux attentes des fans décontenancés par le départ de la jeune chanteuse, véritable joyau du groupe. Tynes et Smarason demeurent alors les seules têtes pensantes du groupe et tente de faire perdurer l'âme de Mùm.

Mùm a donc débauché une nouvelle chanteuse et apparait désormais au nombre de sept pour la conception de ce nouvel album et lors de ses rares prestations live. Sur ce Sing Along To Songs You Dont'Know, l'utilisation du glitch, qui avait tant fait la gloire du groupe, brille désormais par sa totale absence. La démarche expérimentale est elle aussi en deuil, laissant place à de jolies fabulettes électro-acoustiques assez mièvres. Toujours aussi mélancolique, leur musique s'oriente désormais vers une pop-folktronica sirupeuse et dégoulinante.
Ils déploient néanmoins un arsenal d'instruments plus ou moins issus du folklore local : violons, violoncelles, iukulélé, glockenspiels, accordéons, percussions étranges... C'est assez plat, pour ne pas dire profondément ennuyeux. L'épuisement que procure la lecture fleuve du titre du cinquième morceau n'a d'égal que l'ennui que renvoie son écoute. C'est pareil pour l'imprononçable Kay-Ray-Ku-Ku-Ko-Kex.
Il y a néanmoins de jolis passages tels que A River Don't Stop To Breathe, Blow Your Nose, Illuminated, Last Sheps of Never ou Ladies Of The New Country, bien chantés et joliment produits. Tout celà n'empêchera pas l'ennui certain face au lointain souvenir de ce que fut Mùm. Le groupe semble ne jamais s'être remis du départ des soeurs Valtysdottir.

Il y a des groupes comme ça qui ne savent pas s'arrêter à temps. La déception n'aurait sans doute pas pris tant d'ampleur si le groupe avait changé de nom, ajoutant ainsi de la cohérence à ce split et à cette rupture (ce ravin ?) artistique.
Mùm est mort. Vive Mùm.
                                  
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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