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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 16:13
Année : 2009
Label : Sony

Le nomade Brésilien Amon Tobin n'en est pas à son coup d'essai en matière de compositions de bande originale de jeux vidéos. Il avait en effet, il y a de ça quelques années, déjà composé la bande originale de Splinter Cell : Chaos Theory. Les fans de ses albums géniaux avaient accueilli ce disque avec un certain dédain et une déception relative, s'offusquant presque que le génie puisse répondre favorablement à de telles commandes.
Il est cette fois-ci accompagné pour le jeu Infamous par deux compositeurs renommés de bandes originales : Jim Dooley (Pushing Daisies) et Mel Wesson (Pirates des Caraïbes, Batman Begins, etc). Le violoncelliste Martin Tilman (Ali, La Chute du Faucon Noir, etc), collabore lui aussi au projet.
Tout ce beau petit monde, qu'on pourrait allègrement qualifier de casting de rêve, est guidé par le boss de Sony en matières de jeux videos, Jonathan Mayer. Il se partagent les crédits sur les titres du disque, Amon Tobin étant présent sur la moitié de ceux-là.

Les rythmes utilisés, la capacité à rendre opressante des ambiances, la respiration du beat sont les signatures artistiques du Brésilien. Ce qui a pour effet de rendre sa musique unique et immédiatement reconnaissable.
Seulement voilà, même si cette empreinte est bel et bien là, l'ensemble demeure assez plat. C'est ce qu'il y a de frustrant avec ce genre de productions, on ne peut juger de l'ensemble qu'une fois le jeu en mains.
De bons morceaux certes, tels que Aiden Strikes, Dinner with Sasha, End of the road, l'incisif Standed ou l'épique Genesis. Les titres bénéficient d'un format assez court, ce qui ne facilite pas le travail d'Amon Tobin, habitués aux constructions progressives. Les rythmes martiaux brésiliens, chers à Tobin font épisodiquement leur apparition.
Trop de monde autour de ce projet pour que le pape underground puisse réellement exprimer tout son talent.

Ce disque fera certes une bande originale de luxe pour le jeu Infamous, mais n'est pas assez convaincant pour en faire un bon disque. Le fan intégriste de Tobin que je suis aurait tendance à souhaiter qu'on lui laisse carte blanche et qu'on imagine un jeu à partir du résultat. Je peux toujours rêver. En étant objectif, force est de constater qu'Amon Tobin subit une errance en 2009, après son inégale collaboration autour du projet Two Fingers.
Un nouvel et véritable album, vite.
                                    
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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