Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 18:56
Année : 2009
Label : Tympanik

James Church est Américain, plus précisément originaire de l'Alaska. C'est lui qui est aux manettes de Pandora's Black Book, il utilise également un autre avatar, Lucidstatic, pour un projet un peu différent.
Son premier album, Deconstrution Age, avait déjà laissé entrevoir un talent indéniable.
Le label Tympanik ne s'est pas trompé en publiant son nouvel opus.
J'ai pour ma part l'habitude de chanter les louanges de ce label de puristes. Remarquons que l'extrême qualité des albums parus chez eux cette année (Stendeck, Tapage, SE, Totateke, etc) ne peut que convaincre n'importe quel féru d'IDM.

Autant le dire tout de suite. Black Brothel est un chef d'oeuvre de plus à ajouter au catalogue du label.
L'album s'ouvre sur le superbe Handless, très Industriel, presque drum'n'bass.
Pandora's Black Book a un vrai don pour ce qui est du traitement du beat. Fragmentations, aspirations, froissements sont autant de tortures infligés au divin beat. Sur certains morceaux, on pourrait parler même de gazéification.
Synthés minutieux et discrets, mélodies spatiales, samples de cordes, captures de bruits environnementaux, boucles de batterie survitaminées... tous ces composants cohabitent très facilement et donnent au compositeur une casquette de véritable chef d'orchestre.
Les collages sont limpides et ne souffrent pas d'excès de superpositions.
Même si l'ensemble est assez percussif et martial en matière de rythme, Church sait aussi parfois se montrer plus lunaire et contemplatif, comme sur le joli Whiteout.
On a souvent le sentiment à l'écoute du disque que le sol se dérobe sous nos pieds, s'ouvrant sur une forge incandescente où des insectes travaillent dans une sychronisation quasi obsessionnelle.
Absolument rien à jeter ici.
Empty Words, The Wait, Black Brothel, Adverse, Treshold sont des morceaux exceptionnels.
Slowburn est quant à elle, une véritablbe perle d'orfèvre, dialogue entre un piano fantomatique, un rythme assommant, des nappes spectrales et un glitch électrisé... l'orgasme sonore est atteint.
L'album s'achève sur Wavelength, qui accompagne sublimement la descente vers le monde réel.

Véritable joyau dark et industriel, Black Brothel est un album qui a un impact physique sur son auditeur. Son écoute peut procurer des émotions inattendues.
C'est avec des albums comme celui-ci qu'on est convaincu de l'intemporalité de l'IDM.
Ce disque pourrait s'écouter dans mille ans.
Tympanik confirme qu'il est un des labels références en la matière. L'achat de tout le catalogue n'est pas une simple dépense, c'est un investissemnt dans la pierre.
                             
par Ed Loxapac

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires