Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 14:06
Date : 20-24 mai 2009
Lieu : Nuits Sonores - Marché Gare (Lyon)

Nuits 1, Un grand Garnier bien affiné
Première nuit aux Nuits, et grosse claque. Cette soirée très attendue pour son line-up impressionnant, n'aura toutefois pas été complètement satisfaisante. Après un long périple, l'arrivée sur le site se fait facilement et plutôt que d'aller gratter quelques minutes de Carl Craig, je me pose dans le troisième espace et son installation très réussie. Un iceberg géant aux multiples facettes triangulaires soigneusement éclairées trône au milieu de la scène.
Quelques minutes d'Arandel, puis c'est au tour de Rone d'envoyer sa techno hypnotique intelligemment réhaussée pour en faire un live énergique. Appuyé par un saxophoniste, le Français nous fait parfaitement rentrer dans l'ambiance en faisant monter peu à peu la sauce. Sa touche jazzy se retrouve dans la fin du set de Carl Craig qui quitte la scène 1 sur Strings of Life de Derrick May.

Un clin d'oeil à Detroit sur lequel surfe Laurent Garnier puisqu'il entame son concert par un Back to my Roots (Detroit donc !) dans une chaleur étouffante. Appuyé par Scan X et ses musiciens habituels, le DJ-producteur présente les titres de son dernier album ainsi que quelques uns de ses tubes comme ce Crispy Bacon bien violent. Drum'n'bass, techno pure, voire slam jazzy avec Freeverse appuyé par le MC Micflow... il y en a pour tous les goûts, ce qui fait apparemment l'affaire du public. Le set se termine après un léger essoufflement, et la foule commence à se diriger vers les sorties quand "l'homme à la face rouge" rappelle tout le monde pour une dernière danse ! Puissant.

Difficile de redescendre après ça... surtout quand les différentes scènes n'offrent rien de réjouissant : Clara Moto, Dante Eeprom ou Radio Slave paraissent bien fades. Nous profitons donc de la bonne ambiance pour aller de bar en bar. Notre seul espoir réside en Agoria qui prend le contrôle de l'iceberg à 4h du matin avec son enthousiasme habituel. Le local de l'étape se sent malheureusement obligé, vu l'heure, de bastonner et ne me donne pas le courage de rester jusqu'au bout de la nuit.



Nuit 2, à la recherche de la montée perdue

Etrange nuits 3 du fetival lyonnais. Tout débute sur la scène 1 avec Scratch Bandits Crew et leur rap-electro-rock qui fait hocher rapidement les têtes. Alors que le hangar tout en longueur se remplit, les quatre DJ enchaînent leurs séquences énergiques puissament soulignées par des lumières épileptiques. La méthode est efficace, la technique clairement au rendez-vous, mais leurs titres manquent sérieusement de structures. On reste donc un peu sur notre faim.

Boss Hog joue trop fort, Villalobos tarde à démarer. Premier temps mort sur le coup de minuit. Le DJ chilien débute tout en douceur, dispensant ses beats avec un grand sens de la patience. Ce n'est pas vraiment à mon goût... à l'inverse du public (dont mon collègue B2B) totalement acquis à sa cause. Son mix se construit peu à peu, alors que je prends le chemin de la grande scène pour voir Cut Chemist et tenter d'enfin danser.
L'Américain balance son mélange de rap, de funk et d'autres titres méconnus pour créer sa propre mixture accompagnée d'images qu'il scratch avec le son par moment. C'est plutôt efficace, bien technique par moment - des passe-passe de haute volée -, mais ce set aurait bien mieux trouvé sa place en début de soirée. L'arrivée d'un MC sur certains morceaux fait un peu retomber l'ambiance qui repart de plus belle sur la fin.

Remplaçant au pied levé Dizee Rascal, Erol Alkan - qui jouait un peu plus tôt à la piscine du Rhône - se lance en mode efficace sur la scène 1. Je trouve enfin des montées jouissives qui entraînent mes jambes ! Son style très "maximal" et un peu putassier manque sérieusement de subtilité et retombe pendant les nombreux blancs censés servir les reprises explosives qui suivent. A 4h, il n'est plus temps de se poser des questions et j'adhère donc à ce set de l'Anglais, malgré ses défauts.
Pendant ce temps Villalobos est passé en mode ping pong avec Agoria - qui fait une tête de moins que lui. C'est toujours pas ma came bien qu'il y ait quelques montées sympathiques. Après avoir un peu traîné sur le site, je déclare forfait.



Nuit 3 – Dernières danses sonores

A Lyon, outre les nuits, les jours peuvent être sonores. Pour préparer la dernière ligne droite, rien de tel que de commencer la journée par une électro pétanque. Au milieu d'un jardin qui surplombe la Saône et où la température est limite soutenable, le D.I.R.T.Y. Soudsystem sonorise les parties de boules qui ont attiré un certain nombre de festivaliers. Le temps d'une bière (et d'une interview) et nous repartons vers le centre ville.

Direction la place de la Bourse, blindée, pour la Garden party TsugiCosmos 70 met l'ambiance. Mais c'est surtout un membre du magazine, croisement de Nathan Fake et de James Holden, qui enflamme la foule avec un live plus énergique que du Border Community tout en rappelant le label des sus-nommés. Flairs sera en revanche assez décevant.

Non loin de là, la Guinguette électro, coincée entre deux rues, fait le plein, tandis que les Rues sonores, avec pourtant des sons plus intéressant, attire un peu moins de monde du côté du vieux Lyon.

 

A minuit, le tramway est bondé. La jeune foule se dirige vers le Marché Gare dans un esprit festif et braillard. Toute l'attention est portée vers la scène 1 car, après un Tim Green sans réel intérêt, arrivent Miss Kittin et The HackerDanger et Radioclit donnent pendant ce temps un spectacle assez poussif sur la scène 3. que le public acclame dès le début. Leur son, trop 80's à mon goût, est tout de même plaisant. Plus housy en fin de set, l'ambiance se fait aussi agréablement plus dansante.

 

Dubfire prend ensuite le contrôle de la plus grande des salles où il règne toujours une impressionnante moiteur. Son set n'est pas de grande qualité mais offre un peu d'énergie pour danser et les lumières font le reste. En parallèle, Brodinsky délivre un mix dans son style énergique, sympathique, mais pas suffisant.

C'est par Dave Clarke que va venir le salut à partir de 4h. L'Anglais envoie la grosse artillerie : une techno puissante, rapide, entêtante, aux beats qui martèlent le spectateur sans relâche. Un style très rythmique qui ne relâche jamais son emprise. La meilleure manière de finir la soirée, alors que les différentes scènes se vident peu à peu. Le jour se lève à nouveau sur les entrepôts alors que Brodinsky fait du rab'...

 

Ces quatre jours n'ont pas tout à fait été à la hauteur de mes attentes. Je n'ai pas trouvé toute la qualité musicale que me laissait espérer la programmation. Je rentre toutefois très satisfait grâce au beau temps, à un site quasi irréprochable (même si je n'ai pratiquement pas fréquenté la scène 2 et que la 1 était bouillante) avec notamment des installations et des lumières très réussies, à la bonne ambiance aux Nuits et dans la ville et quand même des satisfactions au niveau sonore !


par Tahiti Raph

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans concert-soirée-festival
commenter cet article

commentaires