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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 02:19

Année : 2009
Label : Aï Records

Trio suisse composé de Julien Amey (basse, sampling), Manuel Bravo (voix, guitare) et de Steve Mamie (batterie, programation), Sinner DC a déjà composé deux autres albums, dont l'indispensable Mount Age. Ils produisent une électronica finalement très électrique, souvent comparée pour ses montées de synthés aériennes à M83.

Crystallized s'ouvre sur le somptueux et onirique Go for the Stream, très proche des travaux précédents. L'utilisation des vocaux spectraux brouillés au vocoder refait son apparition sur Anyway et The Medium is the Message. On constate que l'orientation est désormais plus pop, pour ne pas dire plus brouillonne, surtout sur le deuxième cité. Le son est également plus downtempo que par le passé, en atteste le trop court mais brillant V.
Les Sinner DC rappellent qu'ils ont un vrai talent pour les ondulations lumineuses et une véritable capacité à donner une dimension stratosphérique à leur musique comme sur le céleste Sunrized ou le progressif et lanscinant Glass Alley, deux morceaux où le krautrock laisse poindre le bout de son museau. Le tube potentiel mais très chiant Digital Dust confirme poussivement la nouvelle démarche pop du trio. L'album se termine sur le trop plat et trop frustrant Coast, qui laissait pourtant augurer du meilleur. Dommage.

La presse spécialisée daigne enfin s'intéresser à Sinner DC alors qu'ils livrent ici leur album probablement le moins intéressant. Le virage pop (encore lui) doit sûrement y être pour quelque chose. L'expression un rien facile et grognarde C'était mieux avant n'a jamais autant été d'actualité face à cet album en demi-teinte.
Crysatllyzed aura néanmoins une utilité : pousser les auditeurs à se ruer sur leur chef d'oeuvre précédent, Mount Age. Les trop rares mais sublimes prestations live du groupe sont quant à elles, définitivement recommandables.
                            

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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