Déjà auteur du brillant Harhailua cette année, le finlandais Hannu sait produire une musique à l'image de ses artworks : aventureuse et bienfaisante. Après l'exceptionnel Words in my Piano et
Harhailua, le label scandinave Kesh sort donc cet intriguant Hintergarten.
L'album débute sur le superbe Pop. Le décor est immédiatement planté avec encore une fois ce mélange de machines et d'instruments acoustiques. Un talent de composition qui relève du
génie.
Les basses sont savamment étouffées. On entend des craquements de vinyles, des samples issus de vieilles cassettes du grenier ainsi que des sonorités bucoliques et environnementales. La palette
d'instruments utilisés est assez impressionnante, des cordes dans leur grande majorité. On reconnait facilement des glockenspiels et des harpes, le reste étant sûrement d'une origine toute
scandinave.
Les plus beaux morceaux sont Pop, Lauttasaari, Tassunjälkiä et Hintergarten. Ambient, électronica, électro-acoustique... difficile d'étiqueter la musique de ce
Hannu. Même si des comparaisons avec Colleen ou Hélios sont possibles, la musique d'Hannu est absolument originale.
Comme son illustre homonyme égyptien, premier explorateur de la mer Rouge 20 siècles avant Jésus Christ, Hannu emmène l'auditeur vers des contrées insondées et gelées. Hintergarten ne peut
que ravir tout mélomane digne de ce nom. On souhaite désormais qu'il s'extraie de la grande confidentialité qui entoure sa musique et son nom.
A découvrir de toute urgence.