Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 16:45
Année : 2009
Label : Music for Dreams

Le groupe danois Bliss compose un trip-hop folk qui fait le bonheur des compilations lounge et des nostalgiques du défunt trip-hop du milieu des années 1990. Leur disque le plus marquant, Quiet Letters, avait démontré qu'ils savaient s'entourer de voix intéressantes, mais avait également démontré de trop fortes errances world music.

Le quartet est cette fois-ci accompagné de Sophie Barker (transfuge de Zero 7), la lyrique Merethe Sveistrup et Lisbeth Scott (chanteuse américaine qui minaudait déjà sur les BO de Munich et de La Passion du Christ).
Le magnifique instrumental d'introduction People Among Us, avec son violon en pleurs, nous laisse augurer d'un beau disque. Sophie Barker et de jolies cordes folk déboulent alors sur Calling, joli morceau chill-out dans la pure tradition world et downtempo du groupe. Le spleeny et mélancolique Trust in your Love, joliment chanté par Ane Brun, accompagnée d'un accordéon des plus dispensables. Le très gémiard Overture atteste de ce que Bliss sait faire le mieux tout en faisant basculer l'album vers un côté très chiant.
Les pistes se suivent et se ressemblent alors, telle une véritable bande originale pour partie de jambes en l'air entre adolescents transis et contemplatifs. Comble du mauvais goût, Boy George (icône gay des 80's et membre de Culture Club) daigne sortir de sa sainte back-room pour participer au dégoulinant et insipide American Heart.
Pas grand chose à sauver par la suite... si ce n'esl le joli et bien travaillé Mivahetsek.
L'album se clôt sur The Hope, énième titre pouvant figurer au tracklisting d'un film sur la Shoah. Très épuisant.

Bliss retombe donc dans ses errances world et dans le bon sentiment mélancolique qui avait déjà fait son succès. La relève du trip-hop est décidément bien affligeante. Nul doute néanmoins que bon nombres de titres, au potentiel cinématographique discutable, arriveront à se caser sporadiquement au générique de séries télé.
                           
par Ed Loxapac

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

J-loo 16/03/2013 04:23

Bonjour,
Vous êtes apparemment fan de "Trip Hop" et reprochez à "Bliss" de ne pas avoir totalement choisi cette voie. Peut-être est-ce de là que vous vient cette frustration amère qui vous rend si hautain
et blessant (trip adolescent, séries télé) vis à vis de leur travail, que je trouve pour ma part remarquable à l'écoute de leur différents albums qui savent, contrairement à ce que vous dîtes, se
renouveler et explorer de nouveaux horizon. Dans la musique comme dans le vie il y a des moments et des ambiances différentes. A chaque moment, chaque ambiance, sa musique. J'ai 45 ans, je ne suis
donc plus un adolescent et de surcroit je ne suit aucune série télé. Il n'y a pas, contrairement à ce que vous semblez penser, des musiques qui seraient "nobles" et d'autres bonnes pour les
"candides" et les "attardés". A chacune d'elles, ses qualités ...simplement, il en faut pour tous les goûts.

Cordialement,
J-Loo

benoit 11/05/2009 10:55

d'accord avec toi ! Disque très soporifique et qui dégouline de temps en temps.