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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 03:54
Année : 2009
Label : Boltfish


Quelques semaines après la sortie de l'album de Cheju (chroniqué ici), c'est au tour de la deuxième moitié de la tête du label Boltfish de sortir son dernier effort discographique. Le Britannique Murray Fisher, caché derrière Mint, a déjà sorti quelques disques sur les labels Rednetic et U-Cover, pour ne citer que ceux là.

Ce Cardboard Roccketships arrive avec une facilité déconcertante à faire voyager l'auditeur au pays des songes. Son électronica organique relate des comptines et des rêves enfantins, lorgnant également vers une IDM éthérée lorsque le songe se montre plus anxiogène.
Passé l'ennuyeux, insipide et longuet I don't Kvetch, la machine à rêver se met en marche. Des mélodies naïves certes, mais dotées d'une évolution toujours imprévisible. Les comptines Musicbox Skit, Keiji's Dream ou Dorothy's Song sont sublimes.
A l'écoute de Tricycle Days, on pense à un jeune bambin qui erre sereinement dans des jardins lunaires et sécurisés, sur un vélo où les petites roues sont encore présentes à l'arrière. Ce même gamin affichera fièrement à son père admiratif qu'il grandit sur Shoes Too Big For Her Feet. Juste fascinant.
Mint fait également un travail brillant de superposition des différentes couches sonores et de traitement des textures, en attestent le bien nommé Aquarius et le glorieux Personal Spaces. Le venteux hip-hop System Cost, avec ses bleeps rampants, est également du plus bel effet. Le merveilleux Whispering Gallery frustre l'auditeur en fermant ce voyage au pays où rien n'a d'importance, mais où l'esprit se forge.
Un disque brillant à écouter à la tombée de la nuit, où avant une séance chez le psy, pour faire remonter à la surface toutes ces émotions et (plus ou moins fortes) angoisses refoulées de l'enfance.
Un voyage magnifique dont nul ne peut prétendre sortir indemme.
                               
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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