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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 02:43
Année : 2009
Label : Soma



The Black Dog était à la base un trio britannique formé de Ken Downie, Ed Handley et Andy Turner. Après le mythique et exceptionnel album Spanners, le trio splitte. Handley et Turner forment alors l'illustre duo Plaid. Downie se retrouve alors seul et sort épisodiquement quelques galettes sur le label Dust Science. Il finira par reformer un trio autour de The Black Dog en s'associant aux deux fondateurs de Dust Science, Martin et Richard Dust. Ils signent ensuite leurs dernières productions sur le label Soma, découvreur de Daft Punk il y a plus de dix ans. L'oeuvre majeure de ce nouveau trio est Radio Scarecrow, paru en 2008.

Il y a désormais une revendication politique dans leur musique (plutôt rare chez les artistes électroniques), dénonçant un monde sous surveillance perpétuelle, privé de plus en plus de liberté, à la merci des puissants méchants pas beaux mastodontes politiques du G-8.
Ce Further Vexations est annoncé comme une suite logique à Radio Scarecrow.
Pour l'auditeur à qui il reste une once d'imagination, ce disque est un véritable voyage interstellaire. Chacun y verra ce qu'il veut, mais ne pourra nier le caractère exceptionnel de l'ensemble. Autour de nappes ambient des plus spatiales, The Black Dog distille un mélange de downtempo et de techno insondable comme eux seuls savent le faire, avec ses beats inquiétants et ses basses profondes.
Je serais tenté d'illustrer ce magistral album comme une odyssée d'astronautes internationaux vers les seules contrées encore inexplorées : l'espace. Après la mise sous orbite qu'est Biomantric L-if-e, 0093 fait office de vol progressif vers ce grand inconnu.
Seulement voilà, ces conquistadors de l'espace vont se retrouver sur une planète où ils ne sont pas les bienvenus. De Phil : Because Ov, Indeed à CCTV Nation, ils feront la rencontre de créatures inquiétantes et liquides qui ne voient pas d'un bon oeil ce débarquement d'hommes ayant déjà semé la destruction partout où ils ont mis les pieds. Poursuivis par des masses informes défiant l'apesanteur, les vilains humains feront exploser ladite planète avant de regagner leur satanée navette.
Stempel et le sublime tryptique Northern Electronic Soul semblent décrire la désolation que laisse encore une fois derrière lui l'être humain. Malgré leur dimension dramatique, ces quatre titres sont absolument sublimes. Seulement voilà, l'équipage semble être gagné par la folie dès Skin Clock, se livrant à une purge au sein même de leur expédition. Pris de remords, le seul survivant fera le choix de se jeter dans le cosmos, avec toute la béatitude que son avidité lui confère. Les deux derniers morceaux, Later Vexations et Kissing Someone Else's illustrent la longue errance et la lente agonie de ce singe de l'espace, plongeant dans d'infinis abîmes galactiques.

Voilà la vision très personnelle que j'ai eu de ce magnifique voyage sonore. C'est alors que j'écris ces lignes que je me demande si je n'ai pas complètement pété une durite...
The Black Dog ne m'en voudra probablement pas, je ne fais qu'exercer mon droit à imaginer, presque seule liberté dont on ne peut encore nous priver.
Cet album est donc, vous l'aurez compris, en tout point exceptionnel. Je ne peux que vous conseiller de grimper vous aussi dans la navette. Si vous pouviez me raconter votre voyage à votre retour... histoire juste de savoir si la folie que procure l'écoute de ce disque est contagieuse.
                                 
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Tractopelle 13/05/2009 01:01

Ca donne carrément envie d'écouter, merci pour cette review très sympa !