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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 14:47
Année : 2009
Label : Sound of Speed


Luke Vibert est un artiste britannique qui depuis la fin des 90's, roule sa bosse sur tous les labels majeurs en matière de musique électronique. Titulaire de nombreux avatars, les plus connus étant Wagon Christ, Kerrier District ou Plug. Le dernier en date, The Ace of Clubs, s'orientait vers une acid-techno du meilleur effet. Ses disques les plus marquants sont, pour moi, : Yoseph (Warp, 2003) et Musipal (Ninja Tunes, 2001).
Les sonorités utilisées par Vibert sont immédiatement reconnaissables. On pourrait presque les qualifier de "gimmick", de signature musicale. C'est une nouvelle fois le cas sur ce Rythm, paru sur le label japonais Sound of Speed il y a presque un mois en Europe, L'Empire du soleil levant ayant eu la primeur de sa sortie en septembre 2008.
Cette fois-ci, le ton est définitivement hip-hop et presque entièrement synthétique. Il y a toujours ce gros travail autour des sonorités de second plan, les textures spatiales ou aquatiques sont retaillées d'une main de maître sans que ce soit de la torture. Sur cet album, le vocoder est beaucoup utilisé, tout comme des samples vocaux de Masters of Ceremony au potentiel d'ambienceur assez inégal.
Malgré le titre de l'album, Rythm, l'aspect mélodique n'est pas négligé. Il commence par des titres cools et planants, où les influences jazz et funk sont légion, laissant apparaître un bon goût pour les sonorités black old-school jamais autant exploitées sur ses opus précédents. La suite est plus incisive avec des basses et des beats plus lourds. Malgré cela, lorsque Luke Vibert se pose dans les starting blocks, Dorian Concept est déjà en plein sprint, souffrant ainsi de l'inévitable comparaison avec le magistral album When Planets Explode, paru également très récemment.
L'album est néanmoins bon dans son ensemble, alternant titres cools, dansants, et "head-bangers". Seul le fortement dispensable Keep Calm and Carry on et les incursions reggae-dub sur Rythm sont à déplorer. Concertina Turner et James Bond in a Jimmy Hat se démarquent eux par leurs qualités supérieures et leurs originalités certaines.
Luke Vibert livre donc ici un bon disque de plus à son imposante discographie. Agréable et nullement ennuyeux, cet album ne marquera néanmoins pas cette prolifique année 2009. Il tombera probablement aux oubliettes, passées les quelques écoutes, et sera ressorti plus tard, pour nous rappeler que Luke Vibert est un artiste majeur et multi-cartes.
                              
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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