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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 12:20

Année : 2009
Label : Jib Door

Genre : Hip-hop

Note : 7/10


Un ovni hip-hop de temps en temps, rien de tel pour se rappeler à quel point ce mouvement sait se remettre en question en allant défricher de nouvelles sonorités. Kill The Vultures arrive à point nommé après un début d'année 2009 très pauvre en hip-hop. Ce groupe de Minneapolis est loin de donner dans le mainstream et l'ambiance cool comme le démontre leur nouvelle galette : Ecce Beast.
Avec Alexei Casselle au micro et Anatomy aux beats, bienvenue dans un univers profondément dépressif. La recette est assez simple sur le papier : des samples free-jazz, des beats indus et un flow posé. Les dix titres de l'album ne dérogeront pas au cahier des charges.
Le morceau d'intro, 14th St. Ritual, plante le décor avec son sample jazzy lancinant qui rentre insidieusement dans votre cerveau. Sur Searchlights and Suspects, on a l'impression d'être dans une cave glauque avec des mecs défoncés à l'héro qui scotchent devant un gourou lâchant posément ses paroles. Spare Parts, avec sa rythmique indus' martiale et ses envolées saxo à la Akosh S., est glaçante, tandis que que le morceau final, Burnt Offering, vous fera définitivement partir en toupie avec ses violons qui n'en finissent plus de tourner autour de vous.
Le fantôme du grand Sun Ra plane continuellement sur cet album en lui donnant une réelle profondeur. Les multiples instruments utilisés et les nombreux sons étranges surgissant de nulle part suffisent à démontrer l'énorme travail d'orfèvre d'Anatomy derrière chaque titre. Le côté dépressif d'Ecce Beast risque malheureusement d'en rebuter plus d'un alors que ce disque d'une rare cohérence est tout simplement un petit bijou.

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

paco 03/12/2009 10:07


C'est en fin d'année, quand on fait un peu le tour des sorties annuelles, qu'on se rend compte qu'on est passé à côté de petits bijoux comme celui-ci.