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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 19:01
Sortie : octobre 2009
Label : autoproduit

L'homme qui se cache derrière ce pseudonyme quasiment imprononçable est originaire de l'Est de la France. Nicolas Druoton traîne ses guêtres depuis 2006 de Dijon à Besançon pour y présenter sa musique faussement artisanale.
Ses premiers travaux étaient parus sur le netlabel Abyssa. Ces derniers avaient été conçus avec "deux bouts de ficelles" et une boîte à rythme. Sa musique, encore balbutiante à l'époque, s'orientait déjà vers l'IDM que nous affectionnons tant. Les sonorités d'alors, 8-bit un peu cheap, trahissaient déjà un goût prononcé pour les expérimentations électroniques chaotiques et les rythmes déconstruits. 2methylBulbe1ol a depuis rejoint les rangs de l'association bisontine Spécimen Urbain. Le son se radicalise un peu, devenant plus industriel et plus abouti.
Son dernier effort, Quelques Siècles d'Insomnie, devrait être un tournant dans son jeune parcours. Tentons de voir si le jeune français a décidé d'arrêter de rigoler...

Ce disque est constitué de cinq titres. On constate dès l'ouverture sur le superbe Sans Échafaud que le son du Français est devenu plus adulte, plus atmosphérique.
L'univers est oppressant, pour ne pas dire chaotique. Les textures explorées apparaissent plus étudiées. Les rythmiques, définitivement industrielles, ne souffrent plus de ce côté "gameboy".
L'excellent Nocturne est de la même trempe. Ce qui aurait plus s'avérer comme un disque poussif se montre jusque ici assez captivant. On peut se demander jusqu'où pourrait aller le Français si on lui donnait les moyens de totalement laisser libre cours à ses expérimentations.
Par la suite, sur Neuf Clous les mélodies se font plus cristallines, plus lumineuses, contrastant parfaitement avec l'univers inquiétant et l'aspect cinglant du rythme.
Vagues Souvenirs apparaît très tortueux et un peu moins maîtrisé que les morceaux précédents. C'est néanmoins un titre bien psychotique qui aurait pu illustrer des péripéties dignes d'un énième Tyler Durden en puissance. Un Dernier Café souffre des mêmes aspérités que Vagues Souvenirs mais se montre plus cohérent et plus abouti, concluant ainsi ce disque ô combien encourageant.

Même si les titres qui le composent sont un peu courts, Quelques Siècles d'Insomnie est bien la preuve qu'une école IDM underground sérieuse mais sans prétention se construit dans nos contrées françaises. Saluons ce bel effort et souhaitons qu'il en amène bien d'autres.
Ceux qui voudraient se procurer le vinyle sont invités à consulter le myspace du monsieur où la liste des points de vente est détaillée. Pour les autres, sachez qu'il est disponible en libre téléchargement ici.

                                 
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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