Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 18:13
Année : 2009
Label : BBE


"Le paradoxe du grand-père est une expérience de pensée dont le but est de rendre compte du caractère problématique ou improbable du voyage dans le temps : un être humain retourne dans le passé et tue son grand-père avant même que ce dernier ait eu des enfants", nous apprend Wikipédia.
René Barjavel dans Le Voyageur imprudent serait le premier, en 1944, à avoir évoqué ce paradoxe.

Mais quel rapport avec nos Allemands amateurs de techno ? Le temps d'un compilation,
Schwarz et ses associés habituels Dixon et les membes de Ame nous proposent un petit retour aux origines du son techno suivi d'un voyage temporel jusqu'à nos jours. Faute de tuer le grand-père Steve Reich qui ouvre le disque, ils nous présentent la descendance en voyageant du Detroit de Robert Hood à l'univers jazzy de Yusef Lateef en passant par I:Cube ou Patrick Moraz.
Ce parcours est d'une étonnante unité. Le mix est patient et souvent hypnotique, sur un tempo groovy presque paresseux de ses sons poisseux. Liquid Liquid entraîne l'auditeur vers une danse nonchalante, Green Pickles lâche le rare titre chanté de cette compilation et ce n'est qu'à la 15e piste, The Three Faces Of Bala de Yusef Lateef, que ça s'emballe un peu, mais point trop n'en faut.
Cette montée plus que paisible est parfois frustrante, mais The Grandfather Paradox n'est pas fait pour danser. Il faut tout d'abord apprécier les enchaînements extrêmement soignés et une cohérence d'ensemble quasi parfaite, avec la pointe de variété qui permet de ne pas s'ennuyer.

Une écoute distraite est presque inutile. L'oreille attentive y trouvera en revanche de quoi se régaler.


http://www.residentadvisor.net/images/reviews/2009/bbe120ccd.jpg

  par Tahiti Raph

Partager cet article

Repost 0
Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires