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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 17:32
Année : 2009
Label : Warp


Les amateurs de musiques électroniques intelligentes attendent les nouvelles sorties de Clark comme Christine Boutin attend la prochaine intervention papale : avec la plus grande ferveur.
Je ne reviendrai pas sur les précédents faits d'armes du lascar. Je précise simplement aux néophytes que cet artiste a scindé ses productions en deux groupes, celles signées sous son véritable nom : Chris Clark et celles sous le simple patronyme Clark. Cinq albums magnifiques avec presque autant d'EP's, font visiter les tréfonds de l'âme artistique tortueuse de ce jeune britannique.
Turning Dragon, sa dernière sortie avant Growl's Garden nous avait conforté dans l'idée que Clark est un sombre trublion, capable à chaque album de se renouveler et d'explorer de nouveaux sillons torturés.
Celui-ci ne déroge pas à la règle. Beaucoup attendaient une suite logique à Turning Dragon, Clark a choisi d'évoluer encore en fusionnant toutes les facettes de son talent.

Le résultat est un ersatz technoïde inétiquetable, pas si ressemblant que ça à son prédecesseur. Là où beaucoup se casseraient la gueule, je pense secrètement à Squarepusher, il arrive à toujours maîtriser ses craquages et à ne pas partir dans le décor.
La chanson éponyme ouvre cet EP et la claque est immédiate, c'est un véritable assaut analogique campé d'une voix trafiquée au vocoder. Il y a une vraie dimension épique dans ce titre, provoquant un "headbangisme" robotique.
Vient ensuite The Magnet Mine, avec ses percussions criardes digitales précédant un froissement du beat et un développement martial des boucles rythmiques. Jusqu'ici c'est du très très lourd.
Seawed  est un morceau de techno pure, en perpétuelle déconstruction évolutive, une vraie bombe pas très recommandée pour les auditeurs au potentiel schizophrénique. C'est le titre que je trouve le plus dans la continuité de l'album précédent.
Vient alors le quelque peu déroutant Gonk Roughage, morceau hip-house crunky terriblement efficace mais un peu foutraque. Celui-ci n'est pas conseillé en cas d'épileptie chronique.
Le cinquième morceau (déjà !), Distant Father Torch est dans la plus pure tradition IDM chère à l'artiste avec ses bleeps sautillants et ses nappes insondables. La descente s'amorce magnifiquement.
Le rassurant et aérien Farewell Mining Town referme ce disque dont on ressort groggy, comme après une magistrale partie de jambes en l'air avec une amazone au visage masqué.

Clark prouve encore une fois qu'il est de la trempe des Aphex Twin, Autechre, Boards of Canada ou autre Amon Tobin, capables de faire chialer et danser l'auditeur par son passionnant et mystérieux univers, qui peut faire basculer quiconque dans une folie addictive sonore.
Je n'en jette plus et tiens à rassurer les lecteurs en précisant que je n'ai pas joui lors de l'écriture de cette chronique.

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Kris 19/03/2009 14:40

Turning Dragon m'avait bien intrigué, et la chronique de celui-ci me fait bien envie ! Nice blog btw.

Marie 19/03/2009 02:06

Je viens seulement de me procurer 'Turning Dragon' qu'il en a déjà sorti un autre! Wahou. J'ai de quoi faire les prochains jours! =)